Aire de dialogues - Pr Michel Sempé

 

Questionnements

 

 

Nous venons de lire votre toute dernière présentation de la corpulence.

J’ai quelques interrogations :

  • Qu’est-ce que la défervescence ?
  • Qu’est-ce que le pannicule adipeux ?

 

Puis je ne comprends pas bien votre paragraphe ci-après :

« Le système informateu idiomatique dans son sabir et son double carré … »

 

Dans le chapitre Excel « l’ordre logique est parfois non respecté »

 

Chère Amie, vos questions sont on ne peut plus pertinentes et je vous remercie vivement de me faire l’honneur de me les poser ; les deux premières sont simples mais, comme vous l’avez bien deviné, poussent la réflexion assez loin.

Quant à la troisième interrogation, elle nous emmènera encore au delà.

 

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La défervescence est la diminution de l’effervescence, la chute progressive de la température au cours d’une maladie aiguë, précédant la convalescence.

Leur antonyme réciproque (unité lexicale – mot, locution - ou syntagme dont le sens est contraire à un autre de même nature) est « effervescence ».

L’effervescence (au figuré) est l’agitation, l’émotion vive mais passagère, le bouillonnement, l’émoi, la fermentation, l’ébullition.

J’ai retenu, durant les deux premières années de notre vie extra-utérine à toutes et tous, tout autant ordinaire que fantastique, l’évolution de nos caractéristiques somatiques, préalables et accompagnatrices de nos spiritualités.

A tous les niveaux de notre corps, longitudinalement, sagittalement, mais aussi transversalement dans l’analyse particulière des diamètres, il y a cette « auxèse » admirable tant par son intensité que par sa nécessaire atténuation que la seconde année nous a offert pour que nous puissions nous investir dans de nouveaux bouleversements structurants.

Toutefois il est stupide de vouloir penser que nos développements se relayant ont vocation à être durables, sinon où serait la place des suivants tous différents ?

C’est donc une des perversités ambiantes, que de parler de développement durable et, qui plus est, au singulier ! La croissance est l’acquisition d’une langue correcte.

 

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Le pannicule en soi , dérive du latin panna, étoffe, et non du grec pan tout comme dans panacée, remède imaginaire agissant en tout ; c’est un mot d’anatomie décrivant la couche sous-cutanée, située sous le derme et composée de lobules graisseux, d’où adipeux. Il s’agit rarement d’autres dépôts.

Toutefois, à nouveau, l’étymologie nous apprend que le mot panoplie issu du grec armure était le revêtement de l’hoplite ou soldat. D’où penser que bien des civils se voient vivre enrobés certes mais protégés expliquerait beaucoup d’échecs thérapeutiques !

 

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Pourquoi me suis-je risqué à utiliser des mots tronqués dans « Le système informateu idiomatique dans son sabir et son double carré … » ? : à mon avis parce que l’état d’urgence est dépassé et que celles et ceux qui avait pour mission de préparer convenablement notre peuple aux cataclysmes à venir ont failli.

Auparavant permettez moi ce qui n’est pas une digression géopolitique.

Les Amériques ont une superficie de 42.321 milliers de km2 dont 17.832 pour l’Amérique du Sud, 234 pour les Caraïbes, 2.480 pour l’Amérique Centrale (dont le Mexique  (1958) qu’il est abusif de placer tant au centre) : l’addition donne 17.832 + 234 + 2.480 = 20.546 millier de km2.

Le restant, l’amérique septentrionale, représente 20.776 milliers de km2, mais 9.971 relève du Canada et le reste n’est que 9.629 donc moins du quart.

 

carte de la fcondit 2010 bis_1

Extrait du fascicule Population et Sociétés, N°482 - octobre 2011

 

L’Institut National d’Études Démographiques vient de publier

un site « http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/cartes_interactives/ » absolument remarquable

rassemblant des cartes interactives de la population mondiale

avec l’évolution d’une trentaine d’indicateurs depuis 1950.

 

Les populations, de loin le plus important de la comparaison, sont les suivantes :

  • en Amériques du Sud, 396 millions d’habitants ;
  • dans les Caraïbes, 42 millions ;
  • en Amérique Centrale, 158 millions, soit 596 millions.

 

A l’encontre, le Canada avec 34,5 millions représente environ 10 % des habitants de l’amérique septentrionale qui totalise 346 millions d’habitants, soit 250 millions d’habitants de moins que l’Amérique non yankeu. Les 311 millions que l’on appello impunément « américains » ne sont donc  qu’ultra minoritaires (le tiers) dans le quart de  leur continent qui rassemble 942 millions d’habitants ; encore ne faut-il pas oublier nos valeureux cousins du Québec.

Sur ces bases du fascicule Population et Sociétés, N°480 - juillet-août 2011, « Tous les pays du monde (2011) » de l’Institut National d’Études Démographiques, à peine  20 % des habitants des Amériques utilisent leur idiome, car beaucoup d’hispaniques y résident et les indications des métro sont souvent bilingues ; il est totalement abusif et outrageant de vouloir converser en américain alors que les seules vraies langues américaines sont l’espagnol, le portugais et le français.

Un idiome, ce qui n’a rien d’offensant, est un ensemble des moyens d’expression d’une communauté correspondant à un mode de pensée spécifique ; c’est un parler propre à une région, à un groupe social ; un idiome c’est local.

Les mots tronqués, le hoquet continuel qui supprime toute compréhension réelle, le jargonnesque, le sabir atlantique déversés par ceux qui ne connaissent pas ce qu’est légitimement la langue d’origine altèrent profondément le commerce des esprits comme celui de ceux qui sont forcés à une consommation massive sous des étiquettes détournées de leur sens courant pour désorienter les personnes.

L’idiome septentrional du nord des amériques et son sabir informateu (isnasieu) n’a aucune valeur universelle, il falsifie les acquis et disloque les échanges, il pollue les analyses, les résultats et les réflexions, il appauvrit le monde entier.

Quand la technic est pratiquement vouée au seul fric adossé à la tric (Chili, Indochine, Afghanistan entre autres), le mercantilisme ravageur finit par s’occire lui même. Dès lors l’usure se répand et, toujours en isnasieu, les usuriers du haut de leur basse petitesse, veulent régenter les jeunes, femmes et hommes ; n’ayant l’intelligence ni des êtres ni des mots ni des choses ils abolissent la croissance humaine en contaminant l’Europe continentale et ses parlers authentiques.

 

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La parution de ses « Œuvres complètes » permet de redécouvrir Ganguilhem, « normalien-paysan » et philosophe résistant.

Le Monde des Livres du 9 décembre 2011.

 

Georges CANGUILHEM   Castelnaudary 1904 - 1995 Marly-le-Roi

 

De formation philosophique et médicale, il proposa une philosophie du vivant ne s’opposant pas à la connaissance qui, pourtant, est analytique. Le vitalisme ne peut être radicalement condamné. La clinique et la pathologie sont  « le sol de la physiologie »,ce qui impose une interrogation sur le concept de « normalité ».

« Les conditions, qui les connaît les change. »

Voici bel et bien la meilleure et seule initiation à la Médecine.

En un sens, tous les fils de son œuvre peuvent se relier à cette phrase :

  • la nécessité d’être attentif aux faits,
  • la volonté de choisir au nom des valeurs et non de subir au nom  des faits, l’exigence de comprendre pour agir,
  • la revendication su prême d’une responsabilité humaine envers l’histoire,
  • sur son versant technique comme sur son versant politique.

 

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Avec ce message se termine la première partie de ce site Internet créé au début de l’année 2011 par Fernand Karagiannis qui assura son allure générale, … et il m’a fallu en faire l’apprentissage ; grâce à Pierre Jean Sourisse une sévère panne du Mac a été réparée me permettant au printemps de sauvegarder tout son contenu ; avant l’été « l’irruption » d’Olivier Rampigon fut décisive.

Toutes mes ébauches préparées de longue date se sont alors progressivement décantées ce qui explique le coté un peu disparate des sujets traités.

En fait tout s’est articulé autour de la question fondamentale de savoir ce qu’était véritablement la corpulence afin d’éviter les dérives. C’est ainsi que la deuxième partie, annoncée dans sa totalité, a pu se structurer sur la représntation fidèle de ce que sont graphiquement les accroissements.

Si tout se passe comme prévu son édition in extenso aura lieu avant l’été.

Dès lors, l’exposé intégral de ma méthode d’analyse de la maturation squelettique accompagnera l’ensemble des résultats strictement auxométriques.

Dans cette perspective exaltante pour un chercheur, comment ne pas remercier très sincèrement aussi toutes mes correspondantes et correspondant, celles et celui qui ont alimenté l’aire de dialogues et bien des conversations, m’amenant, comme ils m’ont appris à le faire au mieux, à utiliser au plus près le merveilleux et sans égal outil informatique , mais à la condition expresse ce qui ne veut pas dire rapide, d’en connaître les limites et aussi les défauts dont, hélas, beaucoup auraient pu être évités pour qu’il puisse s’affirmer comme l’instrument d’une véritable croissance humaine.

Décembre 2011  M.S.

 

Texte inséré le 05/05/2012

 

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