La longitudinalité

 

Les mesures somatiques de l’enfant dans toute sa longueur (et non sa temporalité)

et de ses deux composantes essentielles chez l’adolescent

n’apportent finalement qu’une pauvre information si elles sont uniques.

 

A cela il y a bien des raisons qui semblent oubliées :

 

Tout d’abord les relevés des centimètres et des millimètres mis ainsi en évidence,

s’ils ne sont pas renouvelés, vont quasi instantanément n’être plus concordants ;

c’est ainsi que l’on a pu dire que s’en tenir à la hauteur du corps

de l’être en croissance n’était que de constater son passage.

 

Ensuite, la dimension totale n’est que le reflet des distances

qui la composent, elles mêmes ayant leur propre rythme évolutif ;

l’ignorer n’est que maquignonnage tristement réducteur.

 

Enfin, sans insister plus, les développements d’une personne

ne se résument jamais au plan de son regard : c’est l’honneur de l’être

humain de savoir voir en haut tout autant qu’en bas ;

ils sont bien rabougris les « unidimensionnels » !

 

En conséquence, toute mesure isolée de la taille étendue ou de la stature

ne saurait suffire ; la mesure du buste lui donne déjà deux autres valeurs,

mais ce seront dans les autres directions architecturales que leurs analyses

apporteront vraiment une connaissance de l’auxométrie.

 

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