Le Périmètre Crânien

 

Le périmètre crânien est une mesure très importante en Pédiatrie, probablement la seconde sinon la troisième

après la détermination du buste ; elle est même la première à la place de la taille durant l’infance.

C’est un signe de reconnaissance pédiatrique et nul médecin d’enfants ne peut en conscience la récuser.

 

Développement cérébral et apport du périmètre crânien

52-01

Cette mesure est très importante en Pédiatrie.

Technique de mesure du Périmètre Crânien

L'instrument de mesure est un ruban métrique souple et indéformable, métallique, ou mieux encore, plastifié. Ce ruban servira pour tous les autres périmètres. Il sera appliqué sur les bosses frontales et occipitales pas toujours très faciles à repérer. On prendra le périmètre maximal en supprimant le plus possible l'épaisseur des cheveux.

 

 


1. Résultats statiques et harmoniques

Le Périmètre Crânien maximum ou circonférence céphaiique maximale dans un plan oblique, ne saurait être évidemment "encéphalique" ou "cérébral"; il englobe, en effet, tout d'abord des os de membrane, puis des os plats ayant un mode de croissance propre.

En outre, divers facteurs, à la limite du pathologique, peuvent intervenir: chevauchement passager des sutures à la naissance, plagiocéphalie latérale ou occipitale, parfois symptomatique d'un rachitisme mineur, dans les premiers mois.

Les courbes d'Itinéraire comparé des Garçons et des Filles et celles des variations de l'écart-type permettent, au premier regard, de constater que l'évolution diffère totalement de celle des deux précédentes mesures.

En effet :
  • La progression initiale est frappante: durant la première année, le gain représente plus de la moitié du gain total de la naissance à l'âge adulte ; à 3 ans, il est des 2/3;
  • Les écarts-types sont étonnamment stables dès le début et, surtout, ne manifestent aucun décalage évolutif lors de l'adolescence ;
  • La différenciation adolescente ne paraît donc pas sur les résultats de cette mesure et l'on ne retrouve aucun point d'inflexion des deux courbes moyennes selon le sexe. Il y a malgré tout un léger changement de rythme.

Les histogrammes de distribution du Périmètre Crânien à 4, 7 et 11 ans confirment l'excellente répartition de part et d'autre de la moyenne, le peu d'étendue de la dispersion et cet aspect se retrouve identique à tous les âges.

Les tableaux des Moyennes en fonction de l'âge chronologique sont les mêmes qu'en fonction de la taille r il n'y a pratiquement aucune différence et la variation des écarts-types demeure identique. Ce fait autorise à ne conserver qu'un modèle de courbe en fonction de l'âge chronologique.

Par ailleurs, pour faciliter l'emploi de telles courbes, la place occupée par les trois premières années a été doublée par rapport aux années suivantes.

 

 

2. Les accroissements semestriels ou annuels

 

 Pour que les différences constatées aient une signification, il faut évidemment que les mesures soient aussi précises que possible et surtout très rapprochées. Ici, le calcul par interpolation, théoriquement toujours possible, n'a pas grande utilité pour la séméiologie : ce qui compte, c'est de dépister au plus tôt une anomalie de développement.


Pendant la première (et même la seconde) année, les accroissements annuels et même semestriels sont trop importants pour que l'on puisse attendre que ce laps de temps soit révolu ; les gains intermédiaires sont donc ici exceptionnellement éloquents.

Au-delà, les accroissements semestriels sont par contre trop réduits pour ne pas dépendre exagérément d'une mesure erronée. Il sera donc préférable de faire plutôt confiance aux différences annuelles, quitte à les déterminer par interpolation si l'itinéraire est mal jalonné. Après 7 ans, la constance de l'agrandissement a fait interrompre la représentation graphique. On relèvera par ailleurs les Identités masculine et féminine.

 

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