La croissance du Périmètre Crânien

 

I - Introduction

II - Courbes de référence

III - Différence sexuelle

IV - Rapport Périmètre Crânien/Taille

V - Linéarisation

VI - Croissance après la naissance

VII - Variabilité à la naissance

VIII - Croissance chez les prématurés

IX - Développement sensori-moteur

 

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Il s’agit ici du premier texte de Georges Lepetit sans iconographie ni bibliographie

qui se retrouve augmenté avec des recommandations et illustré par 17 figures et 4 tableaux

dans « La Croissance Humaine » pages 118 à 141

 


I - Introduction

 

Après la publication en 1943 des références de mensurations d’enfants nord-Européens, annoncées comme « l’introduction de l’anthropométrie dans le cabinet du Pédiatre », de nombreuses études ont été faites qui ont produit des courbes habituelles de croissance à partir de la naissance, en particulier, celles du Périmètre Crânien. Les sujets utilisés dans ces études, sont choisis, ou considérés, nés à terme, physiquement et mentalement sains.

 

Il a été montré que la mesure du périmètre crânien est en rapport direct avec le volume de l’encéphale et son poids. Les courbes de référence doivent « faciliter la comparaison des mesures d’un nourrisson et mettre en évidence une éventuelle tendance divergente.» Elles doivent permettre le diagnostic précoce de malformations opérables, de pathologies à traiter ou de retard de développement.

 

La mesure du Périmètre Crânien, répétée périodiquement, est toujours le moyen le plus simple et le plus pratique pour évaluer l’état du système nerveux central des nouveaux-nés. Elle donne une indication sur ce qu’a été la qualité de la croissance durant la gestation. Il a été relevé 250 syndromes associés à une microcéphalie et 114 à une macrocéphalie. Heureusement, tous les écarts individuels notables ne sont pas pathologiques.

 

 La courbe de croissance du Périmètre Crânien est très différente de celle d’autres dimensions du corps. En moyenne, à l’âge d’un an, le P.C. est déjà à 82% de sa valeur à 18 ans, la taille en étant seulement à 43%.

 

La forme de la courbe rend malcommode l’interprétation des mesures d’un enfant au cours de ses deux première années, surtout des premières semaines. Il peut être difficile de déterminer si la croissance entre deux mesures est normale ou si l’application d’un traitement a modifié le rythme de croissance.

 

La masse de données recueillies au cours d’une vaste étude séquentielle conduite à Paris de 1953 à 1975, constitue une référence exceptionnelle et permet de fonder, sur les observations, la description de quelques régularités dans la croissance du cerveau en comparaison avec des résultats publiés plus récemment.

 

Nous nous proposons de montrer que la croissance rapide du périmètre crânien est limitée à une période moyenne de 12 mois, que la courbe de croissance est de forme logarithmique après la naissance, ce qui n’est pas le cas pour les foetus au cours du dernier trimestre de gestation, et que la croissance avant un an est deux fois plus rapide qu’après 18 mois.

 


II - Courbes de référence

 

Ces courbes de croissance sont établies à partir d’études séquentielles, elles indiquent la valeur moyenne, à chaque âge, de nombreuses mesures dont celle du Périmètre Crânien de la population de nouveaux-nés, suivis aussi longtemps que possible depuis la naissance et jusqu’à 20 ans pour une partie d’entre eux.

 

En France, ce sont ces mesures qui ont servi à illustrer le Carnet de Santé de l’Enfant. La courbe moyenne est généralement encadrée des courbes à + et -2 écarts-types donnant une indication des limites de la « normalité ». L’âge indiqué est toujours l’âge après la naissance. C’est en fait, la seule donnée temporelle qui soit connue avec précision. Les enfants de faible poids (inférieur à 2,5 kg), considérés comme prématurés, sont le plus souvent exclus de la statistique.

 

Le Périmètre Crânien moyen normal est en proportion d’autres mesures du corps. Ces rapports sont  présentés le plus souvent sous forme d’indices qui sont d’autant plus sûrs que le coefficient de corrélation entre les deux mesures est plus grand.Dans la population considérée, les corrélations les plus élevées (valeur maximum : 1,0) sont entre le Périmètre Crânien à 1 mois et le poids de naissance : 0,58  et 0,56 pour les filles et les garçons respectivement, suivies de près par la taille : 0,56 et 0,52 et le segment supérieur : 0,56 et 0,48.

 


III - Différence sexuelle

 

Le Périmètre Crânien moyen des garçons est supérieur à celui des filles dans toutes les publications dont la majorité des sujets est de type Caucasien. L’inverse existe dans certaines populations, mais est peu fréquent.

 

Pour des enfants nés dans la région parisienne en 1953-55, le Périmètre Crânien moyen à l’âge d’un mois des garçons, 37,2 cm, est un peu plus long que celui des filles, 36,4. La différence (0,8 cm) est faible mais non négligeable, par rapport à  l’erreur de mesure, estimée à +/- 0,2 cm.

 

Le dimorphisme sexuel de l’espèce humaine apparaît effectivement dans le Périmètre Crânien. La différence entre les moyennes commence à être notable à partir de la 35e semaine d’âge gestationnel. Toutefois, les écarts individuels à l’intérieur de chaque groupe sexuel sont largement supérieurs à la différence entre les moyennes des deux groupes. Une forte proportion de filles a un Périmètre Crânien supérieur à celui d’une bonne partie des garçons.

 

La seule mesure du Périmètre Crânien ne permettrait pas de déterminer le sexe d’un individu, mais les écarts sont suffisants pour qu’il soit préférable de calculer les moyennes et de tracer les courbes de référence séparément.

 


IV - Rapport Périmètre Crânien/Taille

 

La variation du Périmètre Crânien en fonction de la taille a l’avantage d’être indépendante de l’âge et des écarts éventuels dûs à l’imprécision de l’âge gestationnel à la naissance.

 

De plus, « il existe un rapport  constant entre la taille et le Périmètre Crânien durant la première année.». La courbe de croissance du Périmètre Crânien en fonction de la taille montre en effet une croissance presque linéaire durant la première année et plus rapide qu’après 15 mois.

 Cette courbe de référence peut apporter une information complémentaire si les mesures individuelles indiquent une divergence. La courbe de croissance moyennes de la taille ne présente pas le changement observé pour le Périmètre Crânien.

 


V - Linéarisation

 

D’une façon générale, l’analyse et la comparaison de phénomènes sont  facilitées si les courbes représentatives de leur évolution peuvent être transformées en droites. A partir des données expérimentales, il est alors commode de calculer la droite de régression, ou droite moyenne, dont la pente caractérise le phénomène.

 

Le plus ou moins d’écart entre les points et la droite est chiffré sous forme de coefficient de corrélation r, compris entre 0 et 1. Il est égal à 1 lorsque tous les points sont exactement sur la droite.

 

En utilisant une (véritable) échelle logarithmique pour l’âge après la naissance, en mois, les graphiques de la croissance du Périmètre Crânien mettent bien en évidence deux périodes durant lesquelles la «courbe» est pratiquement droite. Un décalage de 2 mois de l’échelle de l’âge donne une linéarité presque parfaite; le coefficient de corrélation r est alors égal à 0,9999.

 

Le fait de présenter des éléments de droite, permet d’affirmer que dans les limites de chacune des périodes linéaires, la courbe de croissance du Périmètre Crânien est effectivement de forme logarithmique. Ceci s’observe, non seulement pour les valeurs moyennes, mais pour plus de 90% des cas individuels, sur la première année.

 

Il s’ensuit que la vitesse de croissance diminue de façon hyperbolique durant toute la période. Pour comparer deux périodes de croissance, il y a lieu de considérer, non les vitesses qui diminuent régulièrement et constamment, mais les accroissements observés pour une durée égale.

 


VI - Croissance après la naissance

 

Le terme de croissance est utilisé pour désigner l’augmentation de la taille physique d’une partie ou de la totalité d’un individu. Le terme de développement est employé de préférence pour l’augmentation en efficacité et en complexité de fonctions.

  

Un changement de pente apparaît vers 12 mois et une seconde période linéaire va de 18 mois à plus de 7 ans. Ce changement de pente n’apparaît pas sur des courbes probablement lissées, utilisant une échelle arithmétique pour l’âge et encore moins lorsque cette échelle est composite ou apparamment arbitraire.La dispersion des segments de droite est plutôt faible par rapport à la variété de l’origine des mesures , dans le temps et dans l’espace.

 

Pour les garçons, la moyenne des pentes des droites avant 12 mois : 14,3 (écart-type 0,71), est double de celle obtenue entre 18 et 48 mois : 7,4 (0,22). Les filles, qui vont un peu moins vite la première année, rattrapent presque les garçons à l’âge de la puberté. L’accroissement  moyen du Périmètre Crânien de la naissance à 12 mois (12,4 cm) est largement supérieur à celui des 12 mois qui suivent l’âge de 18 mois (3,0 cm).

 

Sans ambiguïté,  la première période peu[1]gt être dite de croissance rapide et le ralentissement de la croissance vers la fin de la première année, un phénomène spécifique, observable chez toutes les races. Cette période peut être caractérisée par deux paramètres et deux seulement : la pente de la droite de croissance et la durée de la période.

 

L’âge auquel s’arrête la première période linéaire est identifié à l’abcisse du point d’intersection des deux éléments de droites. La corrélation entre la pente de la première période et sa durée est négative. La durée est plus courte lorsque la vitesse de croissance est plus élevée.

 

Les dimensions des enfants prématurés (moins de 2 kg et/ ou de 36 semaines d’âge gestationnel) sont généralement en-dessous de la valeur inférieure à la naissance mais elles peuvent «rattraper» partiellement celles des enfants à terme, en un an environ.

 


VII - Variabilité à la naissance

 

Le Périmètre Crânien mesuré quelques heures ou quelques jours après la naissance, varie dans des limites très larges. Parmi les nombreux facteurs invoqués, le temps de gestation est le plus sensible. Les statistiques publiées à partir des mesures effectuées sur tous les nouveaux-nés dans un même établissement hospitalier sont à l’origine de courbes en fonction de l’âge gestationnel.

 

Les moyennes des valeurs des Périmètre Crânien  à chaque âge gestationnel, relevées à la naissance, ont été reportées, avec une échelle logarithmique (décalée de 3 mois), sur le même graphique que les moyennes après la naissance et que les valeurs de deux groupes de prématurés mesurés durant 20 mois.

 

L’âge gestationnel le plus fréquent à la naissance, sur 27963 cas, est de 39 semaines. Alors que le terme prévu est le plus souvent fixé à 40 ou 41 semaines.

 

Au-delà de 38 semaines, les moyennes des Périmètres Crâniens sont peu supérieures. La moyenne des sujets nés à 42 semaines peut même être inférieure à celle des semaines précédentes.

 

Les informations que l’on peut déduire de ces études «transversales» ne sont pas de même nature que celles des études séquentielles. Notamment, l’ajustement de ces deux types de courbes ne représente pas nécessairement la croissance probable d’un même foetus, avant puis après la naissance.

 

Les mesures séquentielles faites sur des nouveaux-nés prématurés ne coïncident ni avec la courbe en fonction de l’âge gestationnel, ni avec la croissance après la naissance.

 

 

VIII - Croissance chez les prématurés

 

L’opinion la plus répandue est que « le poids et la taille de prématurés doivent être comparés en fonction de l’âge gestationnel et non de l’âge après la naissance.  Les enfants prématurés ont grandi avant la naissance et grandiront après exactement de la même manière que ceux qui restent dans l’utérus la durée moyenne de gestation.»

 

Il y aurait poursuite régulière des rythmes de croissance avant comme après la naissance « comme si la naissance avant terme ne modifiait pas de façon sensible, le cours de la maturation. »

 

En fait, la similitude de la croissance du Périmètre Crânien entre foetus et prématurés n’est pas dé[1]montrée. Le Périmètre Crânien moyen des nouveaux-nés prématurés n’est peut-être que peu différent de celui des foetus de même âge gestationnel qui naîtront à terme, mais il n’est pas sûr qu’il soit identique puisque justement, il s’agit de prématurés. Les causes de prématurité pourraient, vraisemblablement, avoir une influence sur la croissance du Périmètre Crânien  avant la naissance.

 

Ce point de vue est confirmé par les résultats de mesures par échographie sur des foetus in utero de 20 à 42 semaines d’âge gestationnel.

  

Par ailleurs, il est vrai que « la comparaison graphique de la croissance après la naissance des nouveaux-nés prématurés avec les courbes des enfants nés à terme, n’est pas satisfaisante. »

 

En présentant les résultats d’une étude séquentielle de la croissance du poids, de la taille et du Périmètre Crânien de nouveaux-nés prématurés sur un graphique semi-log et en fonction de l’âge après la naissance, il apparaît que la majeure partie des «courbes» est presque droite, que la pente de la partie linéaire est d’autant plus élevée que la prématurité est plus grande et que les droites de tous les groupes convergent en se rapprochant de la courbe des 12 mois environ après la naissance.

 

Le changement d’échelle permet de bien voir la croissance, ou l’absence de croissance, du Périmètre Crânien durant les premières semaines, puis la tendance pour le restant de la première année selon le degré de prématurité.

 

La durée d’une première période de 2 à 4 semaines, pendant laquelle le Périmètre Crânien  augmente peu ou pas, qui a été qualifiée de « phase de croissance différée », dépend apparemment du degré de prématurité.

 

Si l’on compare la courbe de croissance du Périmètre Crânien des prématurés après la naissance, on constate un certain parallèlisme pour une grande partie du temps, mais les courbes n’ont pas la même forme puisqu’elles se coupent deux fois, près de la naissance et vers le terme prévu.

 

Les processus de croissance sont dits autostables et les graphiques semblent confirmer cette hypothèse en montrant qu’après un certain nombre de mois leur but est atteint. Ces processus auraient « la propriété de retourner à la trajectoire originale de croissance après en avoir été dévié et ce, avec une vitesse plus grande dite de rattrapage . » Le phénomène est assez net pour ces prématurés.

 


IX - Développement sensori-moteur

 

La période de croissance rapide commence vers la 30e semaine de gestation et se termine vers 12 mois, mis à part un fléchissement peu avant la naissance. Chez l’animal, certaines fonctions ne s’installent que si elles sont exercées par l’individu avant un certain âge.

  

« Pour l’espèce humaine, la maturation du cerveau se poursuit après la naissance pour s’achever avec la puberté. Ce processus, très rapide pendant les deux premières années, se ralentit ensuite. Il couvre la «période critique» pendant laquelle l’acquisition primaire est possible. »

 

« Période critique » désigne un certain stade de durée limitée durant lequel une influence particulière, de l’environnement ou d’une autre zone de l’organisme, provoque une réponse spécifique. »

 

L’expression semble mieux adaptée pour désigner cette phase de développement du cerveau que celle de «période sensible». En effet, l’ensemble coordonné des processus de migration des neurones, de foisonnement dendritique, de synaptogenèse et de myélinisation ne se produit qu’une fois dans la vie d’un individu.

 

Après la naissance, l’organisme s’adapte au milieu, les sens se perfectionnent et s’affinent au fur et à mesure des apprentissages moteurs. Durant les 12 mois qui suivent la naissance, le cerveau en cours de construction est beaucoup plus influencé, et de façon définitive, par les stimulations de l’environnement qu’à tout autre moment de la vie.

 

L’adaptation du nouveu-né est une condition nécessaire, mais pas toujours suffisante, de sa survie.

 

La précocité du phénomène rend difficile la distinction de l’inné et de l’acquis pour certaines facultés mentales. D’autant plus que le développement sensori-moteur, non verbal, seul observable à un an, n’est pas pris en compte pour apprécier l’intelligence apparente d’un enfant lors de son entrée dans le système scolaire par exemple.

  

L’analyse des résultats aux tests de QI relevés dans l’étude séquentielle, montre que les coefficients de corrélation entre le QI à 5 ans et le P.C. augmentent avec l’âge au cours de la première année, avec un maximum à 12 mois chez les garçons, et restent à peu près à ce niveau ensuite.

 

Ces résultats sont en accord avec ceux de qui indiquent que « le Périmètre Crânien moyen, à l’âge d’un an, des sujets de QI (à 7 ans) supérieur à 120 est plus long, de façon significative, que celui des sujets moyens et cette différence est observée aux âge de 4 et 7 ans. »

 

La première loi de l’évolution énoncée en 1809 par Lamarck, fondateur du transformisme :

 « Dans tout animal qui n’a pas atteint le terme de ses développements, l’emploi plus fréquent et soutenu d’un organe quelconque, fortifie peu à peu cet organe, le développe, l’agrandit et lui donne une puissance proportionnée à la durée de cet emploi. » s’applique au principal organe humain, le cerveau, dont l’organisation physiologique s’installe au cours de la première année après la naissance.

 


Conclusion

 

Les premières années de la vie sont souvent jugées comme les plus importantes pour l’équilibre physique et psychique de l’adolescent puis de l’adulte. La croissance et le développement des nouveaux-nés sont de mieux en mieux surveillés et les traitements éventuellement nécessaires, sont de plus en plus précoces.

 

La croissance mesurée du Périmètre Crânien est une source irremplaçable d’informations, pas seulement neurologiques, sur la santé d’un enfant. Mais à condition de pouvoir la comparer, en niveau et tendance, à la croissance moyenne d’enfants de même sexe, de même âge et, si possible, de même population.

 

La présentation différente des données que nous proposons facilite l’appréciation précoce des écarts entre le cas individuel et la moyenne standard.

  

L’utilisation d’une échelle logarithmique pour l’âge met en évidence un changement de rythme de croissance vers la fin de la première année. C’est la fin de la période de croissance rapide du cerveau, dans sa partie post-natale, donc la fin de la période «critique» de développement sensori-moteur.

 

Le graphique semi-log permet de suivre plus facilement la croissance la plus précoce des nouveaux-nés, semaine par semaine, en niveau et en tendance. Il devrait être particulièrement utile pour les prématurés. La linéarisation, avec l’échelle étendue, rend plus aisée l’appréciation des écarts de croissance, croissance différée et rattrapage, en rapport avec l’état de santé et le traitement éventuel du sujet.

 

Le rapport du Périmètre Crânien à la taille reste constant, en données moyennes, au cours de la première année. Il constitue un bon indice de croissance équilibrée, indépendant de l’âge réel ou supposé.

 

Les études séquentielles sont indispensables à la connaissance de la croissance normale et au suivi des croissances anormales. Les relevés instantanés, si nombreux soient-ils, ne peuvent fournir d’information fiable sur l’évolution temporelle et l’allure de la croissance.

 

 

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Les neuf (ou dix) orifices sensoriels
Dès la troisième semaine in utero
jusqu’à la vingt-deuxième (sixième mois)
les portes se sont uvertes …
mais, perrmettant l’éviction de toutes les sécrétions vitales,
elles autorisent aussi l’intrusion de toutes les nocivités :
il est donc compréhensible que le conflit humain
se mette en place dès que la maison utérine ait livré son fardeau
si l’utérus sociétal ne prend pas son relais existentiel.
Les neuf (ou dix) orifices sensoriels

Dès la troisième semaine in utero
jusqu’à la vingt-deuxième (sixième mois)
les portes se sont uvertes …

mais, permettant l’éviction de toutes les sécrétions vitales,
elles autorisent aussi l’intrusion de toutes les nocivités :
il est donc compréhensible que le conflit humain
se mette en place dès que la maison utérine ait livré son fardeau
si l’utérus sociétal ne prend pas son relais existentiel.

 

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