Appartenance & lettre à Dounia 6



cathdrale saint-etienne - la passion - xiiie s_petiteLa Croissance Humaine occupe le quart ou le cinquième de la durée de vie de la plupart des Femmes et des Hommes. Sa connaissance, sa surveillance, voire sa thérapie depuis peu de temps, impliquent une transcription graphique.

 

Dès sa naissance, l'infant est mesuré, pesé, parfois inventorié de diverses manières. Ces informations qui lui sont « prises » se doivent de lui être restituées de trois façons qui sont autant d'explications :

  • Les « données » doivent être de bonne qualité dès leur saisie ; elles doivent être immédiatement transcrites puis conservées ; elles imposent une interprétation correcte instantanée ou retardée. 
  • Avant d'être « rendues » de la sorte (sinon il s'agirait d'un vol), tout ou partie des analyses qu'elles auront provoquées devient le « pivot » de ce qu'il est convenu d'appeler l'observation médicale. 
  • La croissance somatique dans son ensemble étant par définition une « mouvance » dans l'espace, le temps et la relation,sa représentation est au centre de l'action préventive ou curative. 
  • Dès lors, il est incontestable qu'elle relève du « secret professionnel » liant de près ou de loin toutes les personnes qui y ont accès et qui, de ce fait, ne peuvent en ignorer les conséquences restrictives.

Tout ce qui se trouve dans un dossier médical ou médicalisé appartient d'abord au sujet et à sa famille avant l'adolescence, au médecin qui légitimement en prend nécessairement connaissance, à ceux qui l'aident ou qu'il instruit.

Personne d'autre, sauf en cas de délégations juridiques hautement autorisées et strictement contrôlées, n'a donc à y avoir accès et cette sauvegarde de la propriété d'autrui sur lui-même et son évolution personnelle est intangible.

Dès lors, les représentations graphiques de la croissance (qui ne sont pas toutes des courbes), appartenant au dossier médical auquel elles donnent un sens, contenant des déductions implicites, non linéaires, perpétuellement modifiées, ne sauraient en aucun cas pouvoir se trouver diffusables dans le domaine public.

Pr Michel SEMPÉ

 

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Lettre à Dounia n° 6

 

Voici que Marie-Hélène proteste vigoureusement,
refusant dans son auxobiographie
que l’on parle de son indice (terme impropre) de corpulence,
qu’on le détermine uniquement par son poids et sa taille,
qu’à son trop simple calcul l’on prétende vouloir la soigner …
« Je ne suis pas une planche à pain avec un peu de beurre dessus
qui serai longue comme le jour, et dont on ne connaît
ni la largeur, ni l’épaisseur, ni même la consistance !!! »
Oh combien suis-je d’accord avec elle.
Et puis tu me dis toi que l’eau de la pluie, celle de la rivière
et le monde de la mer ne sont pas la même liquidité
alors même que tes bras potelés ne sont pas ceux d’une cruche.
D’autres sont outrées d’être vues comme des baudruches.
Qui oserait même y penser ?
Les mesures sont une réalité qui dépend de l’instrument certes
mais surtout de celle ou de celui qui les pratiquent
en établissant même à minima un contact humanisé ;
ce n’est pas le cas de la balance et de l’attraction terrestre
qui ne se mesure pas mais se constate quasi anonymement .
Soyez toutes et tous rassurés et donnez moi votre avis
en ayant lu le chapitre annexe « Mouvances »
pour que je sache si je me suis bien exprimé en votre nom.
Merci.
M. S.
Voici que Marie-Hélène proteste vigoureusement,
refusant dans son auxobiographie
que l'on parle de son indice (terme impropre) de corpulence,
qu'on le détermine uniquement par son poids et sa taille,
qu'à son trop simple calcul l'on prétende vouloir la soigner ... 

 

« Je ne suis pas une planche à pain avec un peu de beurre dessus
qui serai longue comme le jour, et dont on ne connaît
ni la largeur, ni l'épaisseur, ni même la consistance !!! »

 

Oh combien suis-je d'accord avec elle.

 

Et puis tu me dis toi que l'eau de la pluie, celle de la rivière
et le monde de la mer ne sont pas la même liquidité
alors même que tes bras potelés ne sont pas ceux d'une cruche.

 

D'autres sont outrées d'être vues comme des baudruches.

Qui oserait même y penser ?

 

Les mesures sont une réalité qui dépend de l'instrument certes
mais surtout de celle ou de celui qui les pratiquent
en établissant même à minima un contact humanisé ;
ce n'est pas le cas de la balance et de l'attraction terrestre
qui ne se mesure pas mais se constate quasi anonymement.

 

Soyez toutes et tous rassurés et donnez moi votre avis
en ayant lu le chapitre annexe « Mouvances »
pour que je sache si je me suis bien exprimé en votre nom.

Merci.


M. S.

 

 

 

Droits de l'enfant - 6ème Principe

L’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir ... en tout état de cause, dans une atmosphère d’affection et de sécurité morale et matérielle ; ...

La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n’ont pas de moyens d’existence suffisants. ...

 

 

 

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