Appartenance & lettre à Dounia 7



cathdrale saint-etienne - le bon samaritain - xiiie s_petiteLa Croissance Humaine occupe le quart ou le cinquième de la durée de vie de la plupart des Femmes et des Hommes. Sa connaissance, sa surveillance, voire sa thérapie depuis peu de temps, impliquent une transcription graphique.

 

Dès sa naissance, l'infant est mesuré, pesé, parfois inventorié de diverses manières. Ces informations qui lui sont « prises » se doivent de lui être restituées de trois façons qui sont autant d'explications :

  • Les « données » doivent être de bonne qualité dès leur saisie ; elles doivent être immédiatement transcrites puis conservées ; elles imposent une interprétation correcte instantanée ou retardée. 
  • Avant d'être « rendues » de la sorte (sinon il s'agirait d'un vol), tout ou partie des analyses qu'elles auront provoquées devient le « pivot » de ce qu'il est convenu d'appeler l'observation médicale. 
  • La croissance somatique dans son ensemble étant par définition une « mouvance » dans l'espace, le temps et la relation,sa représentation est au centre de l'action préventive ou curative. 
  • Dès lors, il est incontestable qu'elle relève du « secret professionnel » liant de près ou de loin toutes les personnes qui y ont accès et qui, de ce fait, ne peuvent en ignorer les conséquences restrictives.

Tout ce qui se trouve dans un dossier médical ou médicalisé appartient d'abord au sujet et à sa famille avant l'adolescence, au médecin qui légitimement en prend nécessairement connaissance, à ceux qui l'aident ou qu'il instruit.

Personne d'autre, sauf en cas de délégations juridiques hautement autorisées et strictement contrôlées, n'a donc à y avoir accès et cette sauvegarde de la propriété d'autrui sur lui-même et son évolution personnelle est intangible.

Dès lors, les représentations graphiques de la croissance (qui ne sont pas toutes des courbes), appartenant au dossier médical auquel elles donnent un sens, contenant des déductions implicites, non linéaires, perpétuellement modifiées, ne sauraient en aucun cas pouvoir se trouver diffusables dans le domaine public.

Pr Michel SEMPÉ

 

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Lettre à Dounia n° 7

 

Voici que Marie-Hélène proteste vigoureusement,
refusant dans son auxobiographie
que l’on parle de son indice (terme impropre) de corpulence,
qu’on le détermine uniquement par son poids et sa taille,
qu’à son trop simple calcul l’on prétende vouloir la soigner …
« Je ne suis pas une planche à pain avec un peu de beurre dessus
qui serai longue comme le jour, et dont on ne connaît
ni la largeur, ni l’épaisseur, ni même la consistance !!! »
Oh combien suis-je d’accord avec elle.
Et puis tu me dis toi que l’eau de la pluie, celle de la rivière
et le monde de la mer ne sont pas la même liquidité
alors même que tes bras potelés ne sont pas ceux d’une cruche.
D’autres sont outrées d’être vues comme des baudruches.
Qui oserait même y penser ?
Les mesures sont une réalité qui dépend de l’instrument certes
mais surtout de celle ou de celui qui les pratiquent
en établissant même à minima un contact humanisé ;
ce n’est pas le cas de la balance et de l’attraction terrestre
qui ne se mesure pas mais se constate quasi anonymement .
Soyez toutes et tous rassurés et donnez moi votre avis
en ayant lu le chapitre annexe « Mouvances »
pour que je sache si je me suis bien exprimé en votre nom.
Merci.
M. S.

Nous voici arrivés nous deux, mais bien d'autres avec toi et moi,
au terme de cette première exploration métrique
de ce que pourrait être la croissance,
telle que tu m'as demandé d'en parler ensemble et
que j'ai essayé de découvrir avec toi, mon initiatrice, ma pythie. 

 

Certes, bien des aspects mériteraient d'être encore notre recherche,
ainsi par exemple ceux ayant trait aux plis cutanés
dont la vivacité – se contraindre et redevenir
tels que l'on était ou voulait l'être –
n'est qu'un reflet des eaux dormantes.

 

 

Nous avons entrevus, toi me précédant et
moi t'accompagnant,
que le monde qui est le nôtre, celui de nos amis,
de nos familles, de nos ethnies,
allait de pair avec le sens que nous lui donnerons.

 

 

Notre croissance, nos développements
car il en est aucun qui soit durable
s'il n'y succède un frère qui le perpétuera,
sachant pertinemment qui lui faudra se succéder,
une sœur qui saura l'émouvoir en lui indiquant
que des bras accueillants sont la meilleure des panacées,
nous aurons mené notre cheminement
au seuil de l'advenir ;
pour y pénétrer sans s'y consumer,
il nous faudra franchir le cercle de l'analyse des maturations,
non pas tant celle de la dentition,
et pourtant comment mordre vraiment à la vie,
pas même celle de la génitalité si fondamentale
et cependant accomplie que dominée,
mais celle de la maturation squelettique
si simple et si obscure
que le chapitre 9 de cet essai n'y saura suffire.

 

Je sais que tu as accepté de venir avec moi.

 

M. S.

Droits de l'enfant - 7ème Principe

 

L’enfant a droit à une éducation ...

Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permettre, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société.

L’intérêt supérieur de l’enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de son éducation et de son orientation ; cette responsabilité incombe en priorité à ses parents.

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