Appartenance & lettre à Dounia 8



cathdrale saint-etienne - la passion - xiiie s_petiteLa Croissance Humaine occupe le quart ou le cinquième de la durée de vie de la plupart des Femmes et des Hommes. Sa connaissance, sa surveillance, voire sa thérapie depuis peu de temps, impliquent une transcription graphique.

 

Dès sa naissance, l'infant est mesuré, pesé, parfois inventorié de diverses manières. Ces informations qui lui sont « prises » se doivent de lui être restituées de trois façons qui sont autant d'explications :

  • Les « données » doivent être de bonne qualité dès leur saisie ; elles doivent être immédiatement transcrites puis conservées ; elles imposent une interprétation correcte instantanée ou retardée. 
  • Avant d'être « rendues » de la sorte (sinon il s'agirait d'un vol), tout ou partie des analyses qu'elles auront provoquées devient le « pivot » de ce qu'il est convenu d'appeler l'observation médicale. 
  • La croissance somatique dans son ensemble étant par définition une « mouvance » dans l'espace, le temps et la relation,sa représentation est au centre de l'action préventive ou curative. 
  • Dès lors, il est incontestable qu'elle relève du « secret professionnel » liant de près ou de loin toutes les personnes qui y ont accès et qui, de ce fait, ne peuvent en ignorer les conséquences restrictives.

Tout ce qui se trouve dans un dossier médical ou médicalisé appartient d'abord au sujet et à sa famille avant l'adolescence, au médecin qui légitimement en prend nécessairement connaissance, à ceux qui l'aident ou qu'il instruit.

Personne d'autre, sauf en cas de délégations juridiques hautement autorisées et strictement contrôlées, n'a donc à y avoir accès et cette sauvegarde de la propriété d'autrui sur lui-même et son évolution personnelle est intangible.

Dès lors, les représentations graphiques de la croissance (qui ne sont pas toutes des courbes), appartenant au dossier médical auquel elles donnent un sens, contenant des déductions implicites, non linéaires, perpétuellement modifiées, ne sauraient en aucun cas pouvoir se trouver diffusables dans le domaine public.

Pr Michel SEMPÉ

 

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Lettre à Dounia n° 8

 

Le Poids n'est pas une mesure mais un simple constat ;
cette constatation n'est autre que le prise en considération
de l'attraction terrestre.
En prendre conscience est lui porter une attention
bien moindre que le langage courant lui attribue.
Nous y sommes toutes et tous soumis
et même bien avant notre naissance à la vie aérienne ;
la future mère sait parfaitement que ce n'est pas elle qui grossit
mais une part provisoire d'elle-même qui l'amincira !

Le Poids ne mesure rien, il est une force qui n'a aucune direction, sinon
peut-être sa verticalité qui a le même sens pour toute l'humanité.
Mais ce sens est vital pour tous les êtres vivants,
encore qu'il faille rappeler qu'un minéral qui déboule
une pente puisse porter atteinte à la vie.
On peut même ajouter que l'atmosphère qui nous environne
ne saurait échapper à son propre poids et l'éther est loin.
La pesanteur qui résulte des lois de la gravitation
fait également penser au pendule de Léon Foucault.

Le Poids n'est accessible que par l'intermédiaire d'un instrument
qui lui est entièrement étranger et pas toujours très fiable.
« Chaque point matériel dans le même lieu de la terre tend à
se mouvoir avec la même vitesse par l'action de la pesanteur :
la somme de ces tendances est ce qui constitue le poids
d'un corps : ainsi les poids sont proportionnels aux masses
(Pierre Simon Laplace) ».
Mais quels sont les parents qui s'extasieraient devant un tel mot
appliqué à leur enfant et ne rejetteraient une telle pédanterie ?

Dans sa globalité, car il n'est pas sécable, le poids n'est que
d'une modeste approche pédiatrique. Sa connaissance n'exige
aucune expérience et son interprétation est faite de tout et rien.

De par sa nature il n'apporte aucune donnée sémiotique
tout en déviant plus ou moins fortement toutes les autres informations
tridimensionnelles de chaque être humain.

En soi le poids n'est pas un indicateur vrai de la croissance.

M. S.

 

 

Droits de l'enfant - 8ème Principe

L’enfant, doit, en toutes circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours.

 

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