Principe 9 des droits de l'enfant

L’enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d’exploitation.

L’enfant ne doit pas être admis à l’emploi avant d’avoir atteint un âge minimum approprié ; il ne doit en aucun cas être astreint ou autorisé à prendre une occupation ou un emploi qui nuise à sa santé ou à son éducation ou qui entrave son développement physique, mental ou moral.

 

Principe 10 des droits de l'enfant

L’enfant doit être protégé contre toutes les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination.

Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d’amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle et dans le sentiment qu’il lui appartient de consacrer son énergie et ses talents au service de ses semblables.

 

Quelles entraves ne sont elles pas  toutes celles (hélas) et tous ceux (irrécupérables) qui n’ont pas encore compris et mis en pratique quotidienne que la croissance humaine n’accumulait ni mensonges ou flagorneries, ni frigouille et enrichissement au détriment de tous, ni bouffonnerie ni histrionisme, en ayant au contraire, à l’exemple des enfants et adolescents, la conscience de construire, de s’élever, de participer à une œuvre commune, de n’être pas en servitude de l’usure, mais au service de l’affranchissement et du progrès de l’esprit humain (Ernest Renan).


L’enfant est une personne.

L’Assemblée des Nations Unies invite tous et chacun non pas à octroyer ou à faire octroyer, mais à reconnaître et faire reconnaître à l’enfant les droits énumérés : c’est dire que ces droits appartiennent à son être d’enfant, qu’ils sont à lui. ...

Dès sa naissance, il est un être singulier, un surgissement original ...

Il forme une unité vivante, un tout autonome, avec ses intérêts et un destin particulier : il est appelé certes à vivre avec d’autres, mais en étant lui-même, en poursuivant sa route propre.

Etre humain, l’enfant n’appartient ni à l’État ni à ses parents : l’enfant appartient à lui-même.

Il est une personne déterminée qu’il suffit d’aider à s’épanouir et à s’enrichir.

 

L’enfant est une personne actuellement

L’emploi du temps présent dans l’énoncé des principes est caractéristique : l’enfant, quelle que soit son étape de développement, a dignité et droits de personne, car il n’est ni une pré-personne, ni une personne en attente, il ne devient pas peu à peu personne, il est toujours personne. ...

Or, la Déclaration, en évitant toute mention d’âge, nous rappelle utilement que l’enfant, quel que soit son âge, est personne. Ce n’est pas peu à peu qu’il devient un être humain, il l’est dès le début. Dès la première heure de son existence, il possède toute la dignité attachée à la condition humaine, il en possède tous les droits.

La personne est déjà totalement présente, bien qu’elle n’apparaisse guère encore peut-être : elle ne saurait grandir avec le temps, mais elle émergera progressivement, elle s’affirmera, se manifestera de plus en plus. ...

Le droit s’attache à la nature de la personne et non pas au stade d’apparition sociale de la personne.

L’enfant est personne à part entière.

 

Francis Saunier. L’enfant et ses droits.

Commentaire de la Déclaration des Nations Unies.

Collection « Psychologie et Éducation » Éditions Fleurus. Paris.1970. 216 pages.

 

« Tout racisme avilit, toute oppression appauvrit l’humanité. »

Ney Bensadon. Les droits de la Femme des origines à nos jours.

Presses Universitaire de France. Paris. 1983. Collection Que sais-je ? N° 1812.

 

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