Appartenance & lettre à Dounia 1


bourges-enfant-prodigue_petiteLa Croissance Humaine occupe le quart ou le cinquième  de la durée de vie de la plupart  des Femmes et des Hommes. Sa connaissance, sa surveillance, voire sa thérapie depuis peu de temps, impliquent une transcription graphique.

 

Dès sa naissance, l'infant est mesuré, pesé, parfois inventorié de diverses manières. Ces informations qui lui sont « prises  » se doivent de lui être restituées de trois façons qui sont autant d'explications  :

  • Les « données » doivent être de bonne qualité dès leur saisie ; elles doivent être immédiatement transcrites puis conservées ; elles imposent une interprétation correcte instantanée ou retardée.
  • Avant d'être « rendues » de la sorte (sinon il s'agirait  d'un vol), tout ou partie des analyses qu'elles auront provoquées devient le « pivot » de ce qu'il est convenu d'appeler l'observation médicale.
  • La croissance somatique  dans son ensemble étant par définition  une « mouvance » dans l'espace, le temps et la relation,sa représentation est au centre de l'action préventive ou curative.
  • Dès lors, il est incontestable qu'elle relève du « secret professionnel  » liant de près ou de loin toutes les personnes qui y ont accès et qui, de ce fait, ne peuvent en ignorer les conséquences restrictives.

 

Tout ce qui se trouve dans un dossier médical ou médicalisé appartient d'abord au sujet et à sa famille avant l'adolescence, au médecin qui légitimement en prend nécessairement connaissance, à ceux qui l'aident ou qu'il instruit.

 

Personne d'autre, sauf en cas de délégations juridiques hautement autorisées et strictement contrôlées, n'a donc à y avoir accès et cette sauvegarde de la propriété d'autrui sur lui-même et son évolution personnelle est intangible.

 

Dès lors, les représentations graphiques de la croissance (qui ne sont pas toutes des courbes), appartenant au dossier médical auquel elles donnent un sens, contenant des déductions implicites, non linéaires, perpétuellement modifiées, ne sauraient en aucun cas pouvoir se trouver diffusables dans le domaine public.

 

Pr Michel SEMPÉ

 

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Lettre à DOUNIA n°1


Que te voilà grandie ma mie
tantôt si belle et bien accomplie
et portant si franc haut la tête.


Mais sais-tu que cette croissance magnifique
n'est finalement qu'une suite de ralentissements formateurs
chacun améliorant et préparant les gains futurs ?


Comme tu pourras le constater
la première année est bien celle de ces acquis fantastiques
que nous avons tous vécu de la naissance (49,4 cm) à un an : 
+ 23,3 cm chez les Filles, + 24,8 cm chez les Garçons !
en faisant bien attention de freiner ensuite.


Sinon, dans les dix années qui suivent,
donc à onze ans révolus, au même rythme,
nous aurions atteint des tailles inimaginables :
de  23,3 x 10 = 233,0 + 49,4 + 23,3 = 3,057 m chez les Filles,
de 24,8 x 10 = 248,0 + 49,4 + 24,8 = 3,222 m chez les Garçons ! !


Ceci est donc la première loi de l'Auxologie
que d'affirmer que toute croissance physique
doit immanquablement modifier son tempo
pour que le corps puisse se consacrer à d'autres activités,
la marche en premier lieu.


 Pour y parvenir, il modulera ses gains, ses accroissements
et saura, le moment venu, quant il lui faudra réaccélérer
en relançant son moteur, même pour une courte durée, 
maintenir environ des ajouts de trois millimètres par mois,
minimum au dessous duquel la fonction cédera.
 

M.S.

 

 

Droits de l'enfant - 1er principe


L’enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration.

Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s’applique à l’enfant lui-même ou à sa famille.

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