Les segments : Le buste et le sigment

Mesures somatiques complémentaires en auxo-endocrinologie
La mesure des Segments devrait être systématique dès qu'un problème de croissance se pose. Peut-être faut-il rappeler que seul le Segment Supérieur existe durant les cinquante premiers jours de la vie et que jusqu'à la naissance — et même au-delà, durant la première année — les membres inférieurs croissent beaucoup moins vite.
La figure A (extraite de l'ouvrage cité de H. Pineau) illustre cette évolution caractéristique de telle sorte qu'il serait bien venu de mesurer électivernent le Segment Supérieur couché de tous les nouveau-nés, pour mieux apprécier la réalité des retards de croissance intra-utérins.
Plus tard, la taille assis, soigneusement prise est moins sujette à erreur que la stature: elle donne directement ce même Segment Supérieur et permet convenablement d'apprécier par différence la longueur des membres inférieurs.
La figure B (extraite de l'ouvrage cité de P. Godin) montre combien les membres inférieurs entrent de manière variable dans la stature : ce fait met en cause là croissance des corps vertébraux qui est probablement la plus ignorée malgré son importance.
La mesure du Périmètre Thoracique jouit d'un prestige qui nous semble injustifié. Néanmoins, le fait qu'il entre dans la composition de nombreux indices incite à ne pas l'abandonner entièrement.
La mesure des Diamètres — y compris ceux du Thorax — a certainement plus d'importance en Endocrinologie infantile ; encore faut-il bien s'entendre sur la mesure qui a été- faite et vaut-il mieux éviter une technique dont l'analyse statistique n'est pas disponible: ainsi, dans l'état actuel des données, les diamètres Bi-Huméral et Bi-Trochantérien sont-ils peu interprétables et, en aucun cas, ne peuvent être estimés d'après ceux dont les résultats suivent.
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4. Croissance partielle et l'intérêt des distances segmentates
Le démembrement de la taille totale est souvent de grande utilité pour apprécier en première analyse l'harmonie du développement somatique, mais en clinique quotidienne il n'est souvent pas possible de multiplier les mesures fragmentaires.
Par contre, la détermination rapide, quoique minutieu-se, de la valeur des deux Segments principaux devrait faire l'objet d'un relevé systématique, conjointement à celui de la Taille totale ;
— on appelle Segment Supérieur la distance joignant le vertex au plan des ischions, c'est-à-dire les mesures confondues de la tête, du cou et du tronc, soit encore le buste ;
— par voie de conséquence, le Segment Inférieur est la distance projetée du plan des ischions, à celui de la plante des pieds, c'est-à-dire le Membre Inférieur en totalité.
Connaissant la Taille totale, un seul des Segments est à mesurer, le second se déduit par simple soustraction. Son choix dépendra donc tout d'abord de la mesure initiale : étendue ou longueur du sujet allongé ou bien Stature ou hauteur debout.
Techniques de mesure du Segment Supérieur (et du Segment Inférieur par déduction)
a) Le Segment Supérieur se mesure très simplement, en appré¬ciant la distance qui sépare le sommet du crâne de la base du tronc. On apprécie ainsi :
1. La distance appelée "vertex ischion" qui est le Segment Supérieur couché : l'enfant est étendu sur la table de mesure déjà décrite. Il suffit alors, en maintenant l'appui de la tête, de lever les cuisses à angle droit et d'appuyer fortement le plan mobile sur les fesses et les tubérosités ischiafiques.
2. La taille assis: l'enfant est alors assis sur un tabouret appelé "ESCABLON" de hauteur connue; le dos et la tête appuyés au mur, les mains reposant sur les cuisses, le tronc et la tête étant dans la même disposition que pour la taille debout.
Le Segment Inférieur est calculé par différence avec la taille debout (ou la longueur couché).
b) D'autres auteurs apprécient le Segment Inférieur par la distance pubis-plante (ou pubis-sol) à l'aide d'un anthropomètre dont la pointe se place au bord supérieur de la symphyse pubienne (ou encore à l'aide d'un simple ruban métrique). Ceci ne donne pas de bons résultats, car le sujet ne conserve pas la même position.
Le Segment Supérieur est alors calculé par différence, ce qui altère le résultat.
Il peut être suffisant d'allonger le sujet sur le sol. sa tête au contact d'une plinthe; une équerre et une simple planchette permettent de tracer une parallèle au mur dont on relèvera soigneusement la distance.
Une table assez large et longue placée contre un mur rend les mêmes services : il importe, en effet, de ne jamais mesurer couché sur un matelas ou sur un lit de camp.
Quelle que soit la méthode choisie, il importe de s'y tenir et aussi de la mentionner en précisant toujours si le Segment Inférieur a été calculé ou mesuré. Ceci est essentiel pour légitimer tout calcul de l'accroissement.
Il est bon toutefois de noter que dès la naissance le nouveau-né se place spontanément en position de mesure du Segment Supérieur couché, dont la mesure est en fait plus facile que celle de la Taille Étendue totale: les références existant désormais, il apparaît souhaitable que cette technique soit généralisée.
Les avantages ultérieurs de cette connaissance directe du Segment Supérieur sont tels que tous les résultats, comme ceux de l'Étendue, seront donnés préférentiellement et serviront exclusivement dans leur relation en fonction de la Taille et pour l'établissement des rapports entre eux et la Taille.
Néanmoins, les résultats de la mesure à chaque âge de la Hauteur Assis et de la Hauteur Debout moins la Hauteur Assis — depuis deux ans et six mois — seront aussi fournis avec la variation de l'écart-type et les tracés correspondants.
Par contre, la mesure directe du Segment Inférieur nous paraît toujours très suspecte : elle n'a pas été recherchée.
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N.B. - L'attitude "fœtale" du nouveau-né et du très jeune enfant se prête tout à fait pour la mesure du Segment Supérieur couché : il est préférable de commencer par elle, le sujet restant ainsi en confiance et permettant souvent une mensuration plus juste. Ensuite, la mesure de la longueur totale sera tentée, avec souvent une certaine difficulté pour obtenir une extension complète des genoux.
1. Résultats "statiques"
Ils sont donc centrés sur les valeurs instantanées du Segment Supérieur couché et sur celles du Segment Intérieur calculé: ils permettent ainsi la comparaison d'un seul tenant de leur évolution réciproque.
Les tableaux des Moyennes annuelles, semestrielles et surtout mensuelles doivent être considérés comme des tables de références et non comme des "normes" ; pour le Segment Inférieur, une erreur éventuelle peut être doublée, portant à la fois sur l'Étendue totale et sur le Segment Supérieur couché.
Les courbes d'Itinéraire comparé des Garçons et des Filles établies d'après ces données et celles des variations également comparées des écarts-types — comparées également pour chacun des deux seg¬ments — traduisent clairement la double différenciation sexuelle majorée pour le Segment Supérieur par rapport au Segment Inférieur.
En comparant les résultats des deux techniques de mesures segmentaires, il y a de toute évidence identité des phénomènes liés à l'adolescence, mais avec réduction de la dispersion et de ses irrégularités si l'on utilise les valeurs des mesures couché.,
2) Calculs "dynamiques"
Ils vont permettre de mieux préciser cette double différenciation sexuelle et d'apprécier les accroisse¬ments respectifs du buste et des membres inférieurs.
Les tableaux des Moyennes d'Accroissements semes¬triels et annuels des deux Segments montrent que dès la seconde année le rythme d'augmentation du Segment Inférieur l'emporte sur celui du Segment Supérieur qui a été dominant avant la naissance et durant la première année : c'est vers 9 mois que le relais de l'un est pris par l'autre.
Les courbes des Accroissements comparés des Garçons et des Filles établies d'après ces données et celles des variations également comparées des écarts- types précisent la précocité de la différenciation sexuelle, ébauchée dès 7 ans et manifeste dès la 11e année pour les deux segments, de manière alors parfaitement contemporaine.
L'évolution durant l'adolescence est par contre très différente ; on note :
• une poussée de croissance prolongée du Segment Supérieur, culminant vers 13 ans chez la Fille, à 14 ans chez le Garçon, suivie d'une décélération assez lente : le pic pubertaire statural provient pour l'essentiel de cette poussée ;
• une absence quasi totale d'une telle poussée du Segment Inférieur chez les Filles, un pic fortement émoussé chez les Garçons, une rapide décélération dans les deux cas : parfois l'arrêt de la croissance des membres inférieurs sera même très proche de la date de la première menstruation.
• une assez nette décélération de fin d'enfance (à la suite de la "poussée des 7 ans") visible seulement sur les tracés annuels et mieux soulignée chez les Garçons : cependant, le décalage de ce phénomène dans le temps selon chaque cas particulier fait que, plus encore que pour les "pics", il apparaît fort étalé.
Le tracé des courbes individuelles confirme cette donnée séquentielle en retrouvant le phénomène sous forme d'un réel changement de rythme aux approches de 7 ans, puis lié au passage de l'enfance à l'adolescence avec le ralentissement concomitant, suivi enfin d'un fort allongement du buste*.
Ce sera cette impulsion de croissance qu'il faudra utiliser dans le traitement des scolioses.
3. Appréciations "corrélatives"
L'analyse de ces courbes établies en fonction de la
Taille et de l'âge chronologique permet de relever
quelques faits supplémentaires :
• une même identité évolutive pour chacun des sexes (comme pour le Poids) apparaît à première vue et par transparence ;
• le resserrement de la dispersion en fonction de la Taille est aussi très considérable — plus de deux centimètres à 7 ans, plus de trois à 11 ans — et fournit ainsi un repère plus rigoureux quant à la tolérance admissible et à son évolution ;
• l'allure générale des courbes comparées de chaque segment ne diffère finalement que par le degré de la pente évolutive de chacun d'eux et l'on retrouve bien le fait que seule la première année présente une progression inversée ; il faudra attendre 11 ans pas¬sés chez la Fille et 13 ans chez le Garçon pour voir s'ébaucher une nouvelle inversion.
N.B. - Pour faciliter un repérage a après les données chiffrées, chaque moyenne segmentaire (annuelle, semestrielle et mensuelle) est suivie de son écart-type, non seulement en fonction de l'âge chronologique, mais aussi en fonction de l'âge statural (plus approximatif).
"DUVAL-BEAUPERE G., COMBES J. Segments Supérieur et Inférieur au cours de la croissance physiologique des Filles. Étude longitudinale de la croissance de 54 filles (faisant partie de cet échantillon).
Archives Françaises de Pédiatrie, 1971, 28, 1057-1071.

 

Mesures somatiques complémentaires en auxo-endocrinologie

 

La mesure des Segments devrait être systématique dès qu'un problème de croissance se pose. Peut-être faut-il rappeler que seul le Segment Supérieur existe durant les cinquante premiers jours de la vie et que jusqu'à la naissance — et même au-delà, durant la première année — les membres inférieurs croissent beaucoup moins vite.

La figure A (extraite de l'ouvrage cité de H. Pineau) illustre cette évolution caractéristique de telle sorte qu'il serait bien venu de mesurer électivement le Segment Supérieur couché de tous les nouveau-nés, pour mieux apprécier la réalité des retards de croissance intra-utérins.

p62 figure a

Plus tard, la taille assis, soigneusement prise est moins sujette à erreur que la stature: elle donne directement ce même Segment Supérieur et permet convenablement d'apprécier par différence la longueur des membres inférieurs.

La figure B (extraite de l'ouvrage cité de P. Godin) montre combien les membres inférieurs entrent de manière variable dans la stature : ce fait met en cause la croissance des corps vertébraux qui est probablement la plus ignorée malgré son importance.

p62 figure b

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Croissance partielle et l'intérêt des distances segmentaires 


Le démembrement de la taille totale est souvent de grande utilité pour apprécier en première analyse l'harmonie du développement somatique, mais en clinique quotidienne il n'est souvent pas possible de multiplier les mesures fragmentaires.
Par contre, la détermination rapide, quoique minutieuse, de la valeur des deux Segments principaux devrait faire l'objet d'un relevé systématique, conjointement à celui de la Taille totale ;
  • on appelle Segment Supérieur la distance joignant le vertex au plan des ischions, c'est-à-dire les mesures confondues de la tête, du cou et du tronc, soit encore le buste ;
  • par voie de conséquence, le Segment Inférieur est la distance projetée du plan des ischions, à celui de la plante des pieds, c'est-à-dire le Membre Inférieur en totalité.

Connaissant la Taille totale, un seul des Segments est à mesurer, le second se déduit par simple soustraction. Son choix dépendra donc tout d'abord de la mesure initiale : étendue ou longueur du sujet allongé ou bien Stature ou hauteur debout.Techniques de mesure du Segment Supérieur (et du Segment Inférieur par déduction)
a) Le Segment Supérieur se mesure très simplement, en appréciant la distance qui sépare le sommet du crâne de la base du tronc. On apprécie ainsi :
  1. La distance appelée "vertex ischion" qui est le Segment Supérieur couché : l'enfant est étendu sur la table de mesure déjà décrite. Il suffit alors, en maintenant l'appui de la tête, de lever les cuisses à angle droit et d'appuyer fortement le plan mobile sur les fesses et les tubérosités ischiatiques.
  2. La taille assis: l'enfant est alors assis sur un tabouret appelé "ESCABLON" de hauteur connue; le dos et la tête appuyés au mur, les mains reposant sur les cuisses, le tronc et la tête étant dans la même disposition que pour la taille debout.Le Segment Inférieur est calculé par différence avec la taille debout (ou la longueur couché).
b) D'autres auteurs apprécient le Segment Inférieur par la distance pubis-plante (ou pubis-sol) à l'aide d'un anthropomètre dont la pointe se place au bord supérieur de la symphyse pubienne (ou encore à l'aide d'un simple ruban métrique). Ceci ne donne pas de bons résultats, car le sujet ne conserve pas la même position.

Le Segment Supérieur est alors calculé par différence, ce qui altère le résultat.

Il peut être suffisant d'allonger le sujet sur le sol, sa tête au contact d'une plinthe; une équerre et une simple planchette permettent de tracer une parallèle au mur dont on relèvera soigneusement la distance.

Une table assez large et longue placée contre un mur rend les mêmes services : il importe, en effet, de ne jamais mesurer couché sur un matelas ou sur un lit de camp.

Quelle que soit la méthode choisie, il importe de s'y tenir et aussi de la mentionner en précisant toujours si le Segment Inférieur a été calculé ou mesuré. Ceci est essentiel pour légitimer tout calcul de l'accroissement.

Il est bon toutefois de noter que dès la naissance le nouveau-né se place spontanément en position de mesure du Segment Supérieur couché, dont la mesure est en fait plus facile que celle de la Taille Étendue totale: les références existant désormais, il apparaît souhaitable que cette technique soit généralisée.

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Les avantages ultérieurs de cette connaissance directe du Segment Supérieur sont tels que tous les résultats, comme ceux de l'Étendue, seront donnés préférentiellement et serviront exclusivement dans leur relation en fonction de la Taille et pour l'établissement des rapports entre eux et la Taille.

Néanmoins, les résultats de la mesure à chaque âge de la Hauteur Assis et de la Hauteur Debout moins la Hauteur Assis — depuis deux ans et six mois — seront aussi fournis avec la variation de l'écart-type et les tracés correspondants.
Par contre, la mesure directe du Segment Inférieur nous paraît toujours très suspecte : elle n'a pas été recherchée. 

N.B. - L'attitude "fœtale" du nouveau-né et du très jeune enfant se prête tout à fait pour la mesure du Segment Supérieur couché : il est préférable de commencer par elle, le sujet restant ainsi en confiance et permettant souvent une mensuration plus juste. Ensuite, la mesure de la longueur totale sera tentée, avec souvent une certaine difficulté pour obtenir une extension complète des genoux.



1. Résultats "statiques"

Ils sont donc centrés sur les valeurs instantanées du Segment Supérieur couché et sur celles du Segment Intérieur calculé : ils permettent ainsi la comparaison d'un seul tenant de leur évolution réciproque.

Les tableaux des Moyennes annuelles, semestrielles et surtout mensuelles doivent être considérés comme des tables de références et non comme des "normes" ; pour le Segment Inférieur, une erreur éventuelle peut être doublée, portant à la fois sur l'Étendue totale et sur le Segment Supérieur couché.

Les courbes d'Itinéraire comparé des Garçons et des Filles établies d'après ces données et celles des variations également comparées des écarts-types — comparées également pour chacun des deux segments — traduisent clairement la double différenciation sexuelle majorée pour le Segment Supérieur par rapport au Segment Inférieur.

En comparant les résultats des deux techniques de mesures segmentaires, il y a de toute évidence identité des phénomènes liés à l'adolescence, mais avec réduction de la dispersion et de ses irrégularités si l'on utilise les valeurs des mesures couché.


2. Calculs "dynamiques"

Ils vont permettre de mieux préciser cette double différenciation sexuelle et d'apprécier les accroissements respectifs du buste et des membres inférieurs.

Les tableaux des Moyennes d'Accroissements semestriels et annuels des deux Segments montrent que dès la seconde année le rythme d'augmentation du Segment Inférieur l'emporte sur celui du Segment Supérieur qui a été dominant avant la naissance et durant la première année : c'est vers 9 mois que le relais de l'un est pris par l'autre.

Les courbes des Accroissements comparés des Garçons et des Filles établies d'après ces données et celles des variations également comparées des écarts-types précisent la précocité de la différenciation sexuelle, ébauchée dès 7 ans et manifeste dès la 11e année pour les deux segments, de manière alors parfaitement contemporaine.

L'évolution durant l'adolescence est par contre très différente ; on note :
  • une poussée de croissance prolongée du Segment Supérieur, culminant vers 13 ans chez la Fille, à 14 ans chez le Garçon, suivie d'une décélération assez lente : le pic pubertaire statural provient pour l'essentiel de cette poussée ;
  • une absence quasi totale d'une telle poussée du Segment Inférieur chez les Filles, un pic fortement émoussé chez les Garçons, une rapide décélération dans les deux cas : parfois l'arrêt de la croissance des membres inférieurs sera même très proche de la date de la première menstruation.
  • une assez nette décélération de fin d'enfance (à la suite de la "poussée des 7 ans") visible seulement sur les tracés annuels et mieux soulignée chez les Garçons : cependant, le décalage de ce phénomène dans le temps selon chaque cas particulier fait que, plus encore que pour les "pics", il apparaît fort étalé.
 

Le tracé des courbes individuelles confirme cette donnée séquentielle en retrouvant le phénomène sous forme d'un réel changement de rythme aux approches de 7 ans, puis lié au passage de l'enfance à l'adolescence avec le ralentissement concomitant, suivi enfin d'un fort allongement du buste*.

Ce sera cette impulsion de croissance qu'il faudra utiliser dans le traitement des scolioses.

 * DUVAL-BEAUPERE G., COMBES J. Segments Supérieur et Inférieur au cours de la croissance physiologique des Filles. Étude longitudinale de la croissance de 54 filles (faisant partie de cet échantillon). Archives Françaises de Pédiatrie, 1971, 28, 1057-1071. 

 


3. Appréciations "corrélatives"

L'analyse de ces courbes établies en fonction de laTaille et de l'âge chronologique permet de releverquelques faits supplémentaires :
  • une même identité évolutive pour chacun des sexes (comme pour le Poids) apparaît à première vue et par transparence ;
  • le resserrement de la dispersion en fonction de la Taille est aussi très considérable — plus de deux centimètres à 7 ans, plus de trois à 11 ans — et fournit ainsi un repère plus rigoureux quant à la tolérance admissible et à son évolution ;
  • l'allure générale des courbes comparées de chaque segment ne diffère finalement que par le degré de la pente évolutive de chacun d'eux et l'on retrouve bien le fait que seule la première année présente une progression inversée ; il faudra attendre 11 ans passés chez la Fille et 13 ans chez le Garçon pour voir s'ébaucher une nouvelle inversion.

 

N.B. - Pour faciliter un repérage a après les données chiffrées, chaque moyenne segmentaire (annuelle, semestrielle et mensuelle) est suivie de son écart-type, non seulement en fonction de l'âge chronologique, mais aussi en fonction de l'âge statural (plus approximatif)."

 

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069-01            075-01

On notera une moindre différence des écarts types entre les deux segments mais lors d'une même période.

 

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