Qu'est-ce que la corpulence par Michel Sempé

 

Les indicateurs de la Corpulence


La Corpulence d'une femme ou d'un homme n'est donc pas son poids d'eau ou de lipides. Elle l'est d'autant moins que l'apport des protéines musculaires ne saurait être écarté. Dans un organisme en croissance l'essentiel des apports ou des réserves va vers sa construction. Ce ne sera, de ce simple fait, qu'au cours et surtout en fin d'adolescence que son empreinte se fixera.
On ne saurait raisonnablement évoquer une corpulence chez l'infant et l'enfant.
La corpulence n'est ainsi en rien liée à la croissance même si celle-ci la prépare. Soumise au jeu des forces musculaires ses reliefs apparaîtront sans longtemps de développer.

Ce développement n'apparaît pas du tout « durable » car les structures osseuses seront fusionnées.

 

    En biologie d'ailleurs il n'y rien qui soit durable puisque le corps entier se renouvelle.


  • Il importe donc de choisir en Auxologie des indicateurs qui échappent autant que possible :
    •  à la pesanteur puisque les muscles agissent dans toutes les directions ;
    • à la stature car ce n'est pas elle qui fera ou défera une corpulence ;
    • au temps qui va obligatoirement s'arrêter dans sa liaison avec la mouvance adolescente.

 

  •  Il est bien certain aussi que les mesures de la corpulence doivent :
    • être faciles d'accès car elles ne seront jamais prioritaires en Santé privée ou publique ;
    • n'être pas invasives ou parentérales car elles ne sauraient alors être justifiées ;
    • s'inscrire sur un carnet de santé car leur valeur va devenir référentielle.

 

  • Leur relative nouveauté implique également de tenir compte :
    • de leur technique d'acquisition car elles ne sont familières à personne ;
    • de leur précision au millimètre près car les écarts à la Médiane sont faibles ;
    • de leur explication au sujet mesuré car il s'agit de l'informer des difficultés de la threpsologie ou science de la nutrition qui pour être efficiente doit écarter ce qui relève de la corpulence.

    La Biométrie Humaine tenait compte de ces recommandations et les médecins militaires d'une époque révolue où la conscription (supprimée en 2002) était le seul moyen de décrire une population de jeunes adultes, s'en servaient pour établir leur typologie dans la constitution des forces armées.

  • En Auxométrie, le point de vue est radicalement différent car la croissance exerce tout son rôle et elle ne donne aucune importance véritable aux structures anatomiques extérieures ; tout au plus l'orthopédie (la médecine de l'enfant droit) repèrera d'éventuelles dysmorphies plus sévères que d'autres.

 


  • Du point de vue de la Pédiatrie Sociétale et Préventive, il s'agit avant tout de ne pas porter des diagnostics erronés ou entremêlés qui troubleront l'enfant et l'adolescent ainsi que leurs familles sans leur apporter grand-chose.

 


Les deux mesures diamétriques prioritaires intervenant dans la présomption d'une corpulence donnée sont :

  • le diamètre bi-acromial ou des épaules, l'acromion étant la terminaison externe de chacune des clavicules, de part et d'autre du sternum ;
  • le diamètre bi-iliaque ou des hanches, les extrémités supérieures des deux ilions ou ailes iliaques définissant la largeur maximale du bassin.

 

Les références, comme toutes celles présentées, proviennent de l'Étude Auxologique Française.
Il faut toutefois reconnaître que leur analyse s'est trouvée totalement négligée et il aura fallu la nécessité impérative d'une définition correcte et chiffrée de la Corpulence pour que leurs tracés évolutifs soient établis pour la première fois à notre connaissance et permettent le calcul de leurs accroissements avec tous leurs apports surprenants.

 

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