Qu'est-ce que la corpulence par Michel Sempé


Les tracés comparés des distributions des diamètres

 

 Pour mieux montrer ce qui se passe lors de la jonction entre la troisème enfance et la prime adolescence, la distribution instantannée des quatre tracés relatifs aux diamètres sera accompagnée de la distribution comparée de chacun des genres en plaçant côte à côte les polygones de leurs mesures allant de 10 à 90 % de la population de référence à 11 ans (132 mois postnataux).

Rappelons que la moitié de la distance séparant la MÉDIANE (50 %) de 90 %, soit 40 % : 2 = 20 % représente l’écart variant positif + σv, lequel ajouté à 90 %, qui se définit en tant que + 2 σv, donnera avec ses + 3 σv une approximation de la séparation entre les aires d’alerte positive (de + 2 à + 3) et les aires d’alarme (au-delà de + 3).

Dans la même perspective d’une approche de tous les résultats, le même raisonnement vaut pour l'écart variant négatif - σv (de 10 à 50 % divisé par 2) qui, retranché de 10 %, aura la même valeur d’approximation de la séparation entre les aires d’alerte négative (de - 2 à - 3) et les aires d’alarme (en deça de - 3).


  • Distribution comparée du diamètre bi-acromial chez les Filles et chez les Garçons.

A 11 ans (132 mois)  on voit le niveau des trois écarts variant positifs et négatifs. Il est tout à fait remarquable qu’à cet âge chronologique les filles et les garçons aient leur médiane pratiquement superposable ; il est tout autant notable de constater que la distribution de leur écart n’est pas très différente. Mais on constate aisément qu’un certain « décalage » positif s’exprime chez les garçons ; mais, à l’inverse, on peut aussi voir que le même « décalage », cette fois-ci négatif, se trouve chez eux. Il apparait ainsi que la répartition de la distribution des garçons est plus large que celle des filles.

 

amst.14a.00-acromial _1

 

  • Distribution comparée du diamètre bi-iliaque chez les Filles et chez les Garçons.
  • A 11 ans (132 mois) le niveau des trois écarts variant positifs et négatifs apporte le même ordre d’information que pour le diamètre bi-acromial.
    • A cet âge chronologique les filles et les garçons ont leur médiane pratiquement superposable.
    • Par contre la distribution de leur écart est différente : il était tout à fait prévisible que la mesure du diamètre bi-iliaque des filles l’emporte sur celle des garçons.
    • Le « décalage » positif ne s’exprime plus chez les garçons ; on peut aussi voir que la répartition de la distribution des garçons est plus basse que celle des filles.

 

amst.14b.00-iliaque _1

 

 

La complexité apparente de ces tracés ne trouve pas de solution dans l’analyse des MÉDIANES et moins encore s’il se pouvait des moyennes. Comme il l’a été annoncé, ce n’est envisageable que parmi les limites des dispersions. Rappelons, en effet, que tous ces graphiques des résultats proviennent d’une population suivie séquentiellement dont la représentativité de type habituel s’est ainsi trouvée confirmée. Mais les cas extrêmes sont rares ; il en existe cependant qui seront repris dans l’exposition complète de « Mouvances ».

La distribution comparée des diamètres est, elle, assez simple. L’âge chronologique de 11 ans a été choisi car c’est le moment électif de l’entrecroisement des croissances somatiques des Filles qui entament ou ont déjà commencé leur prime adolescence et des Garçons qui vont « prendre leur temps » et se laisser distancer.
Toutefois, leur « carrure » bi-acromiale, plus encore peut-être, leur structuration osseuse du coude et surtout du genou, mais leurs analyses également en mm figureront dans le site :
et leurs acquis assurent dès à présent la solidité des insertions musculaires. De leur côté, les Filles ont déjà préparé leur épanouissement du bassin et de toutes les dimensions transversales et sagittales sans l’harmonie desquelles la « force » masculine resterait bien mièvre.


amst.14a.00-acromial _1         amst.14b.00-iliaque _1


 

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