Qu'est-ce que la corpulence par Michel Sempé

 

Les tracés comparés des Accroissements des diamètres

 

Les accroissements de 12 en 12 mois des diamètres bi-acromial et bi-iliaque chez les Filles et chez les Garçons de la Naissance à 231 mois (19 ans et 3 mois chronologiques) sont à notre connaissance totalement inédits ; ils apparaissent extrèmes. En réalité durant la première année (de 0 à 12 mois) et au tout début de la deuxième année (à 15 mois), les gains constatés ne seront que les suivants :

  • De la naissance à 1 mois quand la mesure initiale est connue, ce qui est exceptionnel, le gain ne peut être calculé que de 4 à 5 semaines : il est donc difficilement comparable.
  • A 3 mois (le trimenon) l’accroissement portera sur les 2 ou 3 premiers mois, ce qui est bien souvent d’une analyse délicate.
  • A 6 mois par contre le recul devient suffisant et surtout les mesures collectées à ce moment pourront être confrontées à celles de 18 mois soit 12 mois plus tard.

 

amst.f.acromial  accroisement_1          amst.g.acromial  accroisement_1

amst.f.iliaque accroisement_1           amst.g.bi-iliaque accroisement_1

De la sorte on voit aisément que de trimestre en trimestre on se donne la possibilité de recueillir des séquences de croissance portant sur des intervalles suffisants.

Si les mesures ne sont que semestrielles, il est clair que l’information sera du même ordre. Cependant en calculant les accroissements d’anniversaire à anniversaire et de mi-année à mi-année, on se donne facilement une information qui sera semestrielle.

Tous les tracés qui sont présentés ont été construits comme on vient de l’indiquer auparavant.

Ainsi, il apparait clairement que dans tous les cas de figure, la première année est celle d’un accroissement absolument fantastique de toutes les mesures somatiques. La deuxième année est celle d’un ralentissement des gains permettant d’autres acquisitions. Les troisièmes et quatrièmes années sont des périodes de répartition de l’ensemble des édifications.

Il n’est donc pas étonnant que les années suivantes apparaissent comme si la croissance ne se percevait plus, on dit parfois qu’elle est « étale ». En fait, elle se poursuit bien sûr mais sans accélération ni freinage. C’est à ce moment-là de son existence que le jeune enfant est susceptible de permettre le diagnostic d’une insuffisance en auxhormone. C’est ainsi que la détermination des accroissements devient proprement un acte de clinique pédiatrique.