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Pr Michel SEMPÉ

En souvenir de Maïté   2 juin 1934 - 17 mai 1983
mère de nos trois filles, grand-mère de leurs treize enfants
qu'elle n'a jamais connus et à qui elle n'aura transmis tout ce que je lui dois.

La Croissance Humaine


Par une nuit claire et froide d’ Afrique, je contemplais Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel. Connue depuis des temps immémoriaux pour son éclat exceptionnel, son nom provient d’un mot grec signifiant « ardent » ; il m’a rappelé le grand directeur du seul quotidien qui, au fil du temps, m’ait fait comprendre combien pouvait être détestable un monde figé. Située dans la constellation du Grand Chien, elle compte parmi les dix étoiles les plus proches de notre Soleil, à 8,6 années-lumière. Accompagnée de Sirius B et Sirius C, elle a laissé son empreinte dans la langue française. Les Romains la connaissaient en effet sous le nom de Canicula « petite chienne ». Or ils avaient noté que, durant les mois de juillet et d’août, périodes de grandes chaleurs, Sirius est visible de jour, car elle se lève et se couche avec le Soleil. De là vient le terme canicule, qui désigne la vague de chaleur survenant chaque année à cette époque. C’est ainsi qu’un astre et non une « stellar » joue un rôle préventif !
Ainsi, après avoir vu apparaître l’étoile du Berger, qui n’est pas une étoile, mais une planète, Vénus, je saisissais mieux ce qu’apporte la mythologie. Les anciens grecs y voyaient deux astres distincts . « l’étoile du matin » était associée à la déesse Eosphoros , fille de l’Aurore et nièce du dieu Soleil. « L’étoile du soir », elle, était assimilée à Hesperos, frère d’Atlas, le dieu qui soutient la voûte céleste. Hesperos était d’ailleurs nommé Vesper chez les Romains.


La constellation du Grand Chien est aisément reconnaissable grâce à son étoile phare, l’étincelante Sirius qui frôle l’horizon sud durant les mois d’hiver. Comme le Petit Chien, tout proche, le Grand Chien accompagne le chasseur Orion dans ses promenades nocturnes. Il est ainsi placé tout près de son maître, dans l’alignement est du baudrier d’Orion et en bordure de la Voie lactée. Plusieurs de ses étoiles sont assez brillantes et possèdent un joli nom arabe, comme Mirzam, « celle qui précède » (car elle annonce l’arrivée de Sirius), ou Wezem, qui signifie « le poids » pour une raison mystérieuse qui ne peut que nous ramener à la terre.

Orion illumine le ciel de nos froides nuits d’hiver. Dès la fin du mois de novembre vers 20 heures, cette somptueuse constellation commence à s’élever au-dessus de l’horizon. Elle est ensuite visible en première partie de soirée durant les longues nuits d’hiver, jusqu’au mois d’avril. Elle offre à l’observateur l’un des plus beaux joyaux célestes : la grande nébuleuse d’Orion, un des rares objets du ciel profond repérables à l’œil nu.

L’étoile la plus brillante, rouge-orange, Bételgeuse (d’étymologie inconnue), serait l’une des plus grosses du ciel, avec un diamètre compris entre 500 et 900 fois celui du Soleil. A l’opposé du quadrilatère, se trouve Rigel, bleutée. En arabe, leurs noms signifient respectivement l’« épaule » et la « jambe » du géant, Orion étant selon la légende un géant chassant à travers les étendues célestes et grâce à une belle anatomie. Au centre de la constellation, un alignement parfait de trois étoiles, connu sous le nom des « Trois Rois », forme la ceinture du chasseur. Vers le sud, on perçoit sans difficulté le poignard qui pend à cette ceinture, composé de trois astres plus serrés, eux aussi alignés. Par un ciel bien noir, on s’aperçoit que, contrairement à ses deux compagnons, l’astre du milieu présente un aspect un peu diffus ; c’est en fait une gigantesque nébuleuse, qui abrite en son sein une foule d’étoiles en train de naître. Avec une simple paire de jumelles, on peut commencer à admirer à sa juste valeur ce merveilleux berceau stellaire, pouponnière d’étoiles, connu sous le nom de « grande nébuleuse d’Orion » ; elle est située à environ 1.500 années-lumière de nous.

La constellation du Petit Chien comprend deux étoiles, dont l’une, Procyon, signifiant en grec « devant le chien », car son lever précède celui de la toujours très attendue Sirius, est la huitième étoile la plus brillante du ciel. Située à une distance de 11,3 années-lumière, c’est aussi l’une des étoiles les plus proches de notre système solaire. Avec Sirius, l’étoile phare du Grand Chien, et Bételgueuse d’Orion, Procyon forme un triangle quasi équilatéral, appelé « triangle de l’hiver ».

Ainsi, tout ce qui introduit à l’étude de la croissance était dit.


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Vous pouvez télécharger un diaporama présentant l'Univers en cliquant sur l'image suivante :

betelgeuse 


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Toutefois, l’étymologie réserve toujours des surprises. Autour d’Auxo, la divinité protectrice, les mots Auxologie (le discours), Auxométrie (les mesures), Auxonomie (LA LOI), prenaient tout leur sens. Si l’on y ajoute le terme séquentiel en tant que suite ordonnée (opposée à simultanée ou instantanée), l’essentiel de l’Étude Auxologique Française était annoncé avec les séries des effectifs analysés. Il n’y avait plus qu’à rassembler différentes représentations de leurs évolutions et je pouvais penser m’être acquitté des publications que l’on réclame au chercheur. De fait, la liste des analyses graphiques en témoignant, je croyais avoir répondu à la demande d’une amie qui, après sa soutenance de thèse, me disait en souriant « à votre tour » !

Ce fut alors la première rupture, le brisement d’une certaine assurance,  un éblouissement

Dounia m’est apparue, toute espiègle, incisive par la pertinence de ses questions, raffermie quand la réponse lui paraissait satisfaisante ; nos conversations furent un enchantement et je n’ai pu en rapporter qu’une faible partie.

Que ce soit à propos des itinéraires, qu’elle veut qu’ils soient un partage avec l’autre, ou bien encore des développements dont nous avons convenu qu’ils n’ont de sens qu’au pluriel, voire des mesures qui peuvent être inadéquates pour les enfants ayant la pauvreté en héritage, nous sommes tombés d’accord sur beaucoup de points … mais pas sur tous.

Dounia a été heureuse que je lui parle en détail des développements du cerveau et du crâne ; nous avons joué avec ses cubes et puis aussi avec des ovales.

Dounia, en me quittant une première fois, m’a laissé avec d’autres incertitudes.

Elle m’a amené, en réponse à ses questionnements, à chercher à savoir un peu mieux ce qu’était l’Esthétique et puis la Morale de la Croissance, ses Éthiques ; pour elle, j’ai voulu, avec d’autres, dont M.D. Traoré, récuser l’ignominie des affidés d’un pervers à propos de l’acide désoxyribonucléique et de leur nazisme déviant d’une génétique qu’ils ignorent.

Avec elle, nous avons entrepris de recenser les auxopathies sociales, partisanes et félonnes, dont beaucoup ne veulent pas reconnaître la plus grande fréquence que les maladies de la croissance dûment répertoriées. Aux misères de la croissance s’ajoutent hélas les ségrégations des développements.

Finalement combien « Çà » nous coûte-t-il à tous, pour notre valorisation personnelle et collective, de ne plus pouvoir contempler la voie lactée et le ciel étoilé ? Est-ce si négligeable que cela ?  Le veau d’or ne cessera-t-il jamais d’ enfler ?

En accord avec elle, j’ai cherché ce qui pouvait le mieux en témoigner auprès des générations montantes. Elle m’a dit alors : Parles moi de poésie. J’en ai été surpris mais elle m’a expliqué : Mon professeur a voulu nous faire comprendre ce qu’était un poème car pour lui il s’agit de plus qu’un ouvrage de poésie. Voilà bien la plus difficile des interrogations !

… Comme il se doit, nous sommes allés aux dictionnaires. le dictionnaire culturel en langue française consacre au mot poésie six pages et demi encadrées ! Nous avons failli y renoncer et le butin nous est apparu fort maigre. Plus exactement, s’exclama-t-elle, il faut que tu m’écrives de la poésie, que tu m’en donnes, que je la reçoive … alors, peut-être, je saurai.

« Le fait de livrer la signification comme une extériorité naturelle est ce qui donne sa force quasi physiogénétique à la poésie ; genre de composition littéraire qui s’inspire premièrement des harmonies physiologique et des affinités sonores cachées dans le langage, et qui, par ce moyen, outre qu’elle découvre des nuances de nos pensées jusque-là invisibles, communique aux pensées les plus ordinaires une force et une efficacité dont l’orateur et le prosateur ne peuvent donner l’équivalent. » Alain. Définitions, dans les Arts et les Dieux. Pl., p.1079.

Ce qui importe, c’est que dans la poésie, le langage cesse d’être ce récit du monde qui prétend se substituer au monde.

Dounia n’a été qu’à moitié satisfaite et m’a déclaré alors : Tu vois, il faut que je grandisse encore un peu. Non pas que ma taille me pose un problème, mais parce que j’ai compris qu’au delà de mon corps en mouvement, il me fallait en assurer les connexions aux autres bien sûr, mais maintenant aussi et surtout à moi-même si je veux progresser. Je peux acquérir des techniques en presque tout mais il faut que je leur donne un sens. C’est pourquoi, se moqua-t-elle en riant, il faut que je choisisse et le monde est si vaste ! Tu m’as dit que la croissance c’était de la réflexion mais je ne pourrai réfléchir que par moi seule. Je vais y courir.

Ainsi eut lieu notre seconde séparation.

Privé de mon interlocutrice et inspiratrice, je me suis aussi plongé dans la technique. Il fallait en terminer avec les données de l’Étude Auxologique Française et y introduire les nouveaux concepts que Dounia y avait fait naître, d’où les trois chapitres probablement rébarbatifs :
I – Que sont les « les Écarts Variants positifs ou négatifs » ?
II – Le coefficient de Corpulence et ses coefficients associés.
III – Les abscisses logarithmiques pour ordonner le temps de l’infance.
Ils sont donc séparés par trois textes qu’elle a lu sans les critiquer :
  • Utérus, premier habitat
avec des Variations sur l’itinéraire et l’implantation.
. Les deux autres textes ont été également repris dans le livre intitulé « Croître » 
auquel je ne peux que renvoyer.
Beaucoup plus important se trouve être le travail de mon ami Georges Lepetit
  • Auxométrie du Périmètre Crânien »
En 35 pages, il fait réellement le tour de la question, réfute des ignorances, énonce des recommandations qu’il reprendra dans les deux ouvrages qu’il a publiés.
Son schéma associant le Périmètre Crânien et l’évolution du coefficient de Corpulence de Quételet durant les cinq premières années, a été pour moi des plus instructif.
Après avoir longtemps exploré quelle pouvait être la meilleure représentation de ces premières années cruciales pour la formation de tout être humain, les abscisses logarithmiques sont devenues le seul mode objectif du temps particulier de l’infance.
Sans tergiverser à nouveau, je les ai appliquées à l’indice périmétrique harmonique Brachio-Crânien dont je fournis l’itinéraire très spécifique.
Les résultats pour les indices périmétriques Thoraco-Crânien et Jambio-Crânien sont en cours de publication ( ils le seront dans mon site « accroissements-michel-sempey.fr » ).
C’est alors que Dounia est revenue pour la troisième et dernière fois. Je ne l’ai jamais revue.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour télécharger un petit films pour composer un bouquet

flower garden


L’ouvrage sur « La Croissance Humaine » était presque terminé.
J’y ai consacré encore quelque temps.
Parce que Dounia veut dire dans sa langue
le monde, la terre entière, l’univers dans leur beauté,
je suis allé me renseigner sur les prénoms féminins Arabo-Persans et autres :
il s’y trouve cette poésie que nous avions échangée.

Il n’y avait plus qu’à clore …

Si vous avez des fleurs à leur donner,
offrez les de leur vivant.

*

Cliquez sur l'image ci-dessous pour télécharger un petit film sur la croissance des fleurs : 

rose


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