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Mesures somatiques courantes en puériculture et pédiatrie

 


"Pour apprécier la croissance et la maturation, nous devons utiliser des indicateurs facilement mesurables, fidèles et significatifs, et disposer pour chacun d'entre eux de références applicables aux enfants que nous avons à examiner. La liste des mesures à pratiquer et les techniques varient considérablement selon les auteurs.

Actuellement, cependant, se dessine une tendance vers l'uniformisation aussi bien parmi les anthropologues que parmi les médecins. Les premiers ont mis au point une longue liste de trente-huit mesures (et une liste abrégée de vingt et une mesures), recommandées dans le cadre du programme biologique international. Les seconds s'accordent pour utiliser des mensurations nettement moins nombreuses.

L'organisation mondiale de la santé a retenu, pour ses enquêtes de santé et de nutrition, une liste encore plus courte."

 Dr Nathalie MASSE

 

Vous pouvez télécharger l'article apparu dans le magazine "Médecins n°22" en cliquant sur l'image ci-dessous :

mdecins 7

 

Vous pouvez télécharger l'article apparu dans le magazine "Médecins n°30" en cliquant sur l'image ci-dessous :

MEDECINS_30_2013bis 1

 

La pesée est peut-être la mesure la plus usuelle chez le jeune enfant : elle n'a cependant pas la priorité car, même chez le très jeune nourrisson, la croissance ne saurait s'assimiler à un simple alourdissement. La détermina­tion de la taille (enfant couché), aussi bien dans sa technique que dans son interprétation, reste la principale mesure. Penser à mesurer un périmètre crânien est assurément un signe de reconnaissance pédiatrique : il complète quasi automatiquement tout examen, même le plus sommaire.

 

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Croissance totale ou l'impératif de la taille

 

 

La Taille (terme impropre) peut se mesurer de deux manières :
— horizontalement sur le sujet allongé ;
— verticalement sur le sujet redressé.
Sur le sujet couché = ÉTENDUE OU LONGUEUR L'instrument est une planche de bois horizontale se terminant à une extrémité par une planche verticale fixe servant d'appui-tête. Une deuxième planche, parallèle à celle-ci ou, mieux encore, uneéquerre munie d'une poignée, coulissant le long d'un ruban métrique sera appliquée sur la plante des pieds. L'ensemble placé sur un support réalise une table d'examen commode.
La position de l'enfant lorsqu'il est très jeune, est maintenue par deux personnes. L'une (la mère par exemple) maintient l'appui de la tête contre la planche fixe, le regard de l'enfant (ou la ligne joignant le bord supérieur du conduit auditif externe au bord inférieur de l'orbite) étant vertical. La deuxième appuie fermement la plante des pieds contre la planche mobile, la main qui fixe les pieds appuie sur les genoux pour les maintenir en extension maximale.
Sur le sujet debout = STATURE OU HAUTEUR La toise doit être parfaitement verticale. La béquille, ou mieux encore l'équerre mobile, doit être parfaitement horizontale. Les instruments permettant un appui large sur un plan et comportant une planche ou une équerre coulissante sont préférables aux tiges. Dans le cas où celles-ci sont utilisées, il vaut mieux qu'elles soient plaquées contre un mur. La lecture doit être facile, les mesures se font en millimètres, car la marge d'erreur admissible est inférieure au demi-centimètre. La position du sujet, debout sur un plan horizontal résistant et stable, est très importante : talons joints à 45° appuyés au mur ainsi que les fesses et les épaules, les bras pendants, les paumes des mains regardant en dedans, les doigts verticaux; regard strictement horizontal (la ligne joignant le bord supérieur du conduit auditif externe au bord inférieur de l'orbite étant perpendiculaire au mur). Certains auteurs tirent la tête du sujet vers le haut pour lui faire acquérir sa taille maximum, d'autres lui demandent de se redresser, de se faire "grand", sans décoller les pieds du sol. Quelle que soit la technique, il importe qu'elle soit précise et constante. L'heure de l'examen a une certaine importance : la taille du matin peut dépasser celle du soir d'une valeur allant jusqu'à plus d'un centimètre.
1. Résultats statiques
Par expérience, la mesure de l'ÉTENDUE demeure la seule donnée ayant une réelle valeur de contrôle au long cours, tout au moins durant l'enfance et lors du passage de l'enfance à l'adolescence.
Néanmoins, les résultats de la STATURE à chaque âge (depuis 2 ans et six mois) seront donnés avec la variation de l'écart-type et les tracés correspondants, comme pour toutes les autres mesures. Ils ne serviront cependant pas pour le calcul des accroissements de la TAILLE ni non plus en relation avec les autres mesures ou pour l'établissement des rapports entre les seg¬ments et la distance totale.
Les histogrammes de distribution de la Taille à4,7et11 ans montrent bien qu'à ce dernier âge la différence entre les sexes tend à s'estomper provisoirement. La parfaite "normalité" (au sens statistique) d'une telle répartition légitime de surcroît l'emploi de l'écart-type.
Les tableaux des Moyennes annuelles, semestrielles et surtout mensuelles doivent être considérés comme des tables de références et non comme des "normes" : étant donné les conditions de recrutement et d'évolu¬tion de l'échantillon ayant servi à les composer, il ne serait pas légitime de leur donner une signification trop rigoureuse. On notera la valeur plus élevée des écarts- types de la Stature par rapport à ceux de l'Etendue.
Les courbes d'Itinéraire comparé des Garçons et des Filles établies d'après ces données et celles des variations également comparées des écarts-types traduisent éloquemment la différenciation sexuelle caractéristique de l'espèce humaine; notable dès la naissance, cette distinction s'affirme durant l'adoles¬cence féminine qui, évoluant plus tôt, et avec moins d'intensité, débouche sur un décalage spécifique.
2. Calculs "dynamiques"
Chaque sujet suivi a, dans un premier temps, fourni son rythme personnel.
Les tableaux des Moyennes d'Accroissements semes¬triels ou annuels sont donc la somme des accroisse¬ments individuels de l'échantillon séquentiel décrit ; on remarquera la très faible variation des
La Taille (terme impropre) peut se mesurer de deux manières :
  • horizontalement sur le sujet allongé ;
  • verticalement sur le sujet redressé.

 

Technique de mesure de la taille :
 

Sur le sujet couché = ÉTENDUE OU LONGUEUR
026-1
L'instrument est une planche de bois horizontale se terminant à une extrémité par une planche verticale fixe servant d'appui-tête. Une  deuxième planche, parallèle à celle-ci ou, mieux encore, une équerre munie d'une poignée, coulissant le long d'un ruban métrique sera appliquée sur la plante des pieds. L'ensemble placé sur un support réalise une table d'examen commode.
La position de l'enfant lorsqu'il est très jeune, est maintenue par deux personnes. L'une (la mère par exemple) maintient l'appui de la tête contre la planche fixe, le regard de l'enfant (ou la ligne joignant le bord supérieur du conduit auditif externe au bord inférieur de l'orbite) étant vertical. La deuxième appuie fermement la plante des pieds contre la planche mobile, la main qui fixe les pieds appuie sur les genoux pour les maintenir en extension maximale.

Sur le sujet debout = STATURE OU HAUTEUR
026-2
La toise doit être parfaitement verticale. La béquille, ou mieux encore l'équerre mobile, doit être parfaitement horizontale. Les instruments permettant un appui large sur un plan et comportant une planche ou une équerre coulissante sont préférables aux tiges. Dans le cas où celles-ci sont utilisées, il vaut mieux qu'elles soient plaquées contre un mur. La lecture doit être facile, les mesures se font en millimètres, car la marge d'erreur admissible est inférieure au demi-centimètre. La position du sujet, debout sur un plan horizontal résistant et stable, est très importante : talons joints à 45° appuyés au mur ainsi que les fesses et les épaules, les bras pendants, les paumes des mains regardant en dedans, les doigts verticaux; regard strictement horizontal (la ligne joignant le bord supérieur du conduit auditif externe au bord inférieur de l'orbite étant perpendiculaire au mur). Certains auteurs tirent la tête du sujet vers le haut pour lui faire acquérir sa taille maximum, d'autres lui demandent de se redresser, de se faire "grand", sans décoller les pieds du sol. Quelle que soit la technique, il importe qu'elle soit précise et constante. L'heure de l'examen a une certaine importance : la taille du matin peut dépasser celle du soir d'une valeur allant jusqu'à plus d'un centimètre. 



Résultats statiques 

026-3
Par expérience, la mesure de l'ÉTENDUE demeure la seule donnée ayant une réelle valeur de contrôle au long cours, tout au moins durant l'enfance et lors du passage de l'enfance à l'adolescence.
Néanmoins, les résultats de la STATURE à chaque âge (depuis 2 ans et six mois) seront donnés avec la variation de l'écart-type et les tracés correspondants, comme pour toutes les autres mesures. Ils ne serviront cependant pas pour le calcul des accroissements de la TAILLE ni non plus en relation avec les autres mesures ou pour l'établissement des rapports entre les segments et la distance totale.
Les histogrammes de distribution de la Taille à 4,7et 11 ans montrent bien qu'à ce dernier âge la différence entre les sexes tend à s'estomper provisoirement. La parfaite "normalité" (au sens statistique) d'une telle répartition légitime de surcroît l'emploi de l'écart-type.
Les tableaux des Moyennes annuelles, semestrielles et surtout mensuelles doivent être considérés comme des tables de références et non comme des "normes" : étant donné les conditions de recrutement et d'évolu¬tion de l'échantillon ayant servi à les composer, il ne serait pas légitime de leur donner une signification trop rigoureuse. On notera la valeur plus élevée des écarts- types de la Stature par rapport à ceux de l'Etendue.

Les courbes d'Itinéraire comparé des Garçons et des Filles établies d'après ces données et celles des variations également comparées des écarts-types traduisent éloquemment la différenciation sexuelle caractéristique de l'espèce humaine; notable dès la naissance, cette distinction s'affirme durant l'adoles¬cence féminine qui, évoluant plus tôt, et avec moins d'intensité, débouche sur un décalage spécifique.


Calculs "dynamiques"

Chaque sujet suivi a, dans un premier temps, fourni son rythme personnel.
Les tableaux des Moyennes d'Accroissements semestriels ou annuels sont donc la somme des accroissements individuels de l'échantillon séquentiel décrit ; on remarquera la très faible variation des on remarquera la très faible variation des écarts-types avant l'adolescence : seule la mesure de la longueur couché permet une telle précision et ceci prend tout son sens pour une surveillance thérapeutique.

Les courbes des Accroissements comparés des Garçons et des Filles, ainsi que les variations des écarts-types, accentuent encore la différenciation sexuelle en la situant mieux dans le temps pendant l'adolescence.

Le tracé de courbes individuelles précise ce fait, en mettant habituellement en évidence une poussée de croissance aux environs de 7 ans ; étant donné que ce changement de rythme ne survient pas toujours au même âge, l'effet en apparaît estompé sur les courbes collectives, et c'est entre 7 et 11 ans qu'il faudra en général rechercher les signes de la pré-adolescence, grâce, en particulier, au ralentissement lié à cette période.

 

Appréciations "corrélatives"

Elles impliquent une triple démarche dans un but pronostique, ce qui est une manière d'aborder la question de la prédiction de la taille définitive adulte en fonction des accroissements et des accélérations. Il faut :

  • avoir à l'esprit la notion de cycles de croissance avec leurs points d'infléchissement (Henri Pineau)
  • utiliser les données des allures harmoniques ou non des autres dimensions anthropométriques (segments, périmètres, diamètres) ; c'est pourquoi leur analyse comportera une représentation sous forme de courbes à double abscisse (voir en particulier celles du Poids)
  • tenter enfin d'établir une analogie avec les éléments de Maturation dentaire, sexuelle, osseuse surtout, et leur expression graphique, sans se contenter du seul critère de l'âge chronologique.

Par conséquent, la mesure de la Taille -T- Etendue de préférence à la Stature — est le premier geste à accomplir et à répéter afin d'avoir une donnée fondamentale, à laquelle toutes les autres démarches seront rapportées. C'est pourquoi il était légitime de présenter cette mesure en premier et d'en faire un impératif.

 

courbes-taille

 

 

Autant le temps t’apporte dans les premiers moments, autant il te déporte de tes élans successivement

et finalement t’emporte si tu n’y prends garde.



0 + I = 1 / I + I = 2 / II + II = 4 / IV + III = 7 / VII + IV = 11 / XI + V = 16 / XVI +  VI = 22 …

sont les périodes en années des développements extensifs de tout être humain.

Cf. Chronochronies



La croissance humaine n’est pas linéaire, une ligne droite ou de droite ;

elle est l’intégration de moments délicieux si l’on sait les partager

et de périodes d’attentisme quand elles ne sont pas d’obscurantisme.

 

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